N° 55, juin 2010

L’Espoir d’André Malraux : roman de guerre


Mehdi Heidari, Nâzanin Ramezâniân


De nombreux écrivains ont été inspirés par la guerre dans leurs écrits, surtout ceux l’ayant vécue de l’intérieur tels Malraux ou Céline. Ces derniers ont été confrontés à des situations d’horreur et on peut considérer qu’écrire fut pour eux un exutoire, une façon de prendre du recul par rapport aux moments d’atrocité vécus, et également de les faire revivre à travers l’écrit pour mieux les comprendre, mieux les juger.

La guerre a certainement bouleversé la littérature, sa façon d’écrire et d’être conçue. En effet, les écrivains vont chercher à témoigner de leur aventure à travers leurs écrits, la littérature devenant alors un moyen de communication et d’information.

La plupart d’entre eux ont écrit des notes pendant leur expérience de guerre. Ces notes ont ensuite été un support important pour leur témoignage, qui a donc bénéficié d’une importante précision réaliste.

Par rapport à d’autres formes de témoignage, celle du roman est généralement choisie pour ce thème car elle fait appel à l’imagination du lecteur qui se sent alors plus impliqué dans le récit : il se crée tout un univers autour de l’histoire, comme s’il l’avait vécu lui-même au premier plan.

On parle alors de "roman de guerre" : on cherche à raconter en créant une histoire fictive autour d’une histoire réelle, celle vécue par l’écrivain. Il ne s’agit pas d’occulter les vrais moments vécus par l’écrivain, au contraire, c’est ce qu’il souhaite retranscrire le mieux possible dans ses écrits. Ces "romans de guerre" ont connu leur essor après la Première Guerre mondiale : entre 1919 et 1930. En effet, de nombreux intellectuels et hommes de lettres participèrent à cette première guerre et ils ressentirent au retour le besoin urgent de témoigner de leur expérience, vécue de façon différente par chacun.

Cette analyse met en lumière la mise en œuvre de la narration et montre que l’écriture du roman va par là même être modifiée. Dans ces "romans de guerre", les structures narratives et le style d’écriture vont être reconsidérés afin qu’ils puissent se rapprocher le plus possible de l’effet escompté, c’est-à-dire la transcription authentique des moments vécus au front.

La poétique du roman de guerre

La plupart des écrivains ont donc choisi la forme du roman pour témoigner de leur expérience. Concernant les temps utilisés, certains opteront pour le présent : le récit se rapprochera alors de l’article de journal. D’autres préféreront le passé, pour en faire une sorte de mémoire. Dans cet article, nous utiliserons l’expression de "chronique romancée" pour désigner ces deux genres. D’autres écrivains se rapprocheront du roman traditionnel : dans ces récits, la guerre passe au second plan et l’expérience vécue est reconstruite.

La forme de la "chronique romancée" ressemble à un témoignage personnel, peu travaillé, écrit pour la plupart pendant et après la guerre. Il y a un sentiment d’urgence dans ces récits. Les notes ont été prises lors du combat, comme un moyen d’échapper à l’atrocité environnante, de mieux l’endurer et la comprendre. André Malraux pour sa part, pèse les pour et les contre de la guerre dans ses récits, cherchant, en plus de témoigner de son expérience, à "transformer en conscience" son vécu, et donc à faire réfléchir le lecteur lui-même sur le sens et les enjeux de la guerre.

Les écrivains cherchent à ce que leurs récits soient les plus authentiques et les plus réalistes possibles. Le récit se doit alors d’être structuré et d’avoir un sens logique. Il y a également certains instants vécus, d’une importance personnelle particulière, que les écrivains chercheront à mettre en valeur. On parle alors de "mise en scène", terme employé par Malraux.

Il existe également une certaine relation entre l’auteur et le lecteur. L’auteur s’adresse au lecteur par le biais de simples avant-propos ou de dédicaces, ainsi le lecteur peut être amené à réfléchir aux conséquences et aux enjeux de la guerre. Ces notes qui ont pour destinataire direct le lecteur peuvent le toucher, et lui faire prendre conscience de la guerre.

André Malraux

Concernant la narration, on observe ce que l’on appelle une "restriction du champ narratif". Les récits étant des témoignages, ils sont, pour la plupart, contés à la première personne. On ne connaît que le point de vue du narrateur, un point de vue qui est donc interne. Le champ narratif est ainsi restreint dans le sens où ce qui se passe autour de ces hommes demeure inconnu aux yeux du narrateur comme à ceux du lecteur. Ceci est aussi une marque d’authenticité : les soldats au front, confinés dans leurs tranchées ou leurs abris, ne savaient pas ce qui se passait autour d’eux. Le lecteur est donc impliqué de façon réaliste dans le récit, récit qui a généralement pour principal but de retranscrire la vérité des combats perçus par l’auteur. Si l’auteur a, comme Céline, une vision négative de la guerre, il usera de termes péjoratifs dans ses discours. L’auteur cherche donc à persuader moralement à travers un vocabulaire bien choisi.

Les personnages du roman sont impliqués dans cette persuasion morale de l’auteur. Leurs discours illustrent, à travers des conversations et des réflexions communes et de façon différente pour chaque personnage, la position de l’auteur sur la guerre. On pourrait parler de polyphonie. Dans ce genre de roman, l’écrivain cherche à rester le plus proche possible de la réalité tout en gardant un esprit structuré, ce qui n’est pas tâche aisée au regard du caractère instructuré de la guerre. Il s’agira donc d’organiser les éléments et de ne garder que l’essentiel de ce qui est significatif aux yeux du lecteur.

La chronologie des romans de guerre est également un aspect à relever. On ne trouve que rarement des précisions sur les dates ou les lieux des actions. La structure "spatio-temporelle" est donc imprécise. Pour ces écrivains, ces précisions n’ont qu’une importance minime. Mais cette imprécision peut aussi être voulue par l’auteur afin de mettre en valeur la perte de la notion du temps dont les soldats peuvent être victimes à cause de leur isolement. Cela dit, certains écrivains se sont servis de leurs notes prises quotidiennement au front pour dater les événements de leur roman. Dans ce cas, le roman se rapproche d’une chronique journalière.

Parmi les nombreux romans de guerre, on peut citer L’Espoir de Malraux. Il s’agit d’une vaste chronique guerrière publiée sous forme de roman, une chronique, puisque les événements sont datés. L’auteur cherche à y retranscrire son expérience, tout en incitant le lecteur et lui-même à la réflexion. Pour Malraux, la guerre apparaît comme un moyen de changer les conditions de vie des paysans. La dernière alternative pour résoudre les conflits sociaux quand les mots ne suffisent plus. Il s’agit d’une "lutte commune contre la barbarie". ةcrire pour Malraux relève de la révolte. On peut alors voir de nombreuses interrogations posées à travers ses personnages sur l’usage de la guerre.

Concernant les variétés de styles utilisées dans les livres de guerre, on remarque généralement des phrases brèves, avec peu d’adjectifs et des verbes de mouvement. La lecture de ces phrases est rapide et on retrouve ce sentiment d’urgence et de fuite dans ces phrases peu travaillées. Par contre, dans les moments graves de la guerre, où il y a présence de la mort, les phrases se font plus longues et relèvent presque de la poésie.

Cette variété de styles est donc recherchée et voulue par l’auteur pour décrire et accentuer les différentes étapes de la guerre.

Pour montrer la diversité des milieux sociaux impliqués dans cette guerre, Malraux joue sur le vocabulaire, le ton, la syntaxe des personnages. L’ouvrier aura alors un vocabulaire relevant de l’argot, tandis que le bourgeois usera de phrases soutenues, ayant un vocabulaire plus riche, ce qui accentuera l’effet d’authenticité et de réalisme.

Des techniques cinématographiques seront empruntées par Malraux pour ses romans : passage d’un lieu et d’un personnage à un autre, actions se passant au même moment mais dans des lieux différents, etc. Il y a également des scènes de visions panoramiques suivies de plans rapprochés. Ces effets rendent plus vivant le récit et permettent au lecteur de visualiser parfaitement l’ensemble du déroulement d’une scène.

Dans les scènes de son roman L’Espoir, Malraux utilise les personnages pour raconter ses expériences, ses réflexions et ses doutes vécus. Il est important pour lui d’avoir des personnages aux convictions divergentes. Le résultat en est un récit polyphonique dont le but est de comprendre et de faire comprendre la guerre. L’opinion du lecteur, formée au fil de la lecture, est toujours remise en question par les différents dialogues et points de vue des personnages. C’est en particulier l’écriture à double tranchant de Malraux qui permet ce questionnement sur la guerre. On observe cependant d’autres auteurs nettement plus révoltés, qui condamnent la guerre avec plus de force.

L’analyse de la guerre sous ses différents aspects

Les écrivains cherchent tous à retranscrire dans leurs romans la vérité des combats perçus, mais ils ont des façons différentes de percevoir et concevoir cette guerre. Cette différence passe en premier lieu par le choix des personnages. Céline choisit pour personnage principal un homme de la foule, un petit homme du « peuple d’en bas » prénommé Bardamu. Malraux, quant à lui, donne la parole à Garcia, un intellectuel de la société espagnole. Ces choix dénotent déjà une différence de conception de la guerre : pour Céline, la guerre peut toucher tout individu, même ceux qui n’ont aucun lien avec l’aspect stratégique d’une guerre. Bardamu, lui, entre de plain-pied et avec soudaineté dans cette guerre. Céline pointe ainsi du doigt les méthodes utilisées pour engager la population et lui faire vivre l’horreur de la guerre. Il montre comment les autorités envoient de simples gens à la guerre, même ceux qui ne l’ont pas voulue. Garcia, au contraire, part en guerre suite à une démarche consciente et réfléchie. Il se veut prêt à l’action pour conserver les valeurs morales.

Pour Malraux, la guerre est en même temps positive et négative, il l’analyse et cherche à en comprendre le sens, alors que la vision célinienne de la guerre est totalement négative. Pour lui, la guerre n’est qu’une simple boucherie humaine qui révèle la bestialité des hommes, dans une révélation qui ne mène à rien. Pour Malraux, la guerre n’est pas une fatalité, mais une simple alternative pour faire changer les choses, il faut donc y découvrir une signification nouvelle.

On a donc deux conceptions assez différentes de la guerre chez ces deux auteurs : une conception négative pour Céline, une conception principalement positive pour Malraux, mais qui réserve quand même une part à l’expression de son atrocité. Ces conceptions sont probablement le fruit de deux visions différentes de l’homme : Céline est pessimiste. Il estime que l’homme est doté d’une logique autodestructrice qui se révèle dans la guerre. Malraux, lui, a une vision positive de l’homme. L’homme évolue et grandit à chaque nouvel événement, ainsi la guerre, qui permet d’entrer dans une nouvelle étape humaine, est un nouvel état d’esprit. Céline ne croit pas en un avenir meilleur pour l’homme, l’alternative de la guerre lui semble donc inutile, tandis que chez Malraux il y a une foi profonde en de meilleurs lendemains, qui selon lui seront obtenus uniquement en luttant contre toutes formes de barbarie. Les deux auteurs sont cependant unanimes sur un point : d’autres guerres éclateront inévitablement dans l’avenir.

Pour Céline, le mal fait partie de l’instinct chez l’humain, il se résoudra donc facilement à faire la guerre lorsqu’une autre solution ne sera pas envisageable. Pour Malraux, la guerre est un recours politique pour résoudre les problèmes les plus compliqués.

Concernant la problématique de la révolte, celle-ci est présente chez les deux auteurs mais pour Céline, elle s’élève contre la guerre, alors que chez Malraux, la révolte a le même but que la guerre, c’est-à-dire l’amélioration des conditions de vie des hommes. Ces deux révoltes diffèrent également de par leur construction : Malraux exprime un engagement, tandis que Céline va à l’inverse montrer que la guerre efface tout engagement, qu’elle déshumanise. Céline construit un antihéros au travers duquel il exprime sa révolte, en montrant un homme lâche, qui n’espère que sauver sa vie.

Les deux auteurs dénoncent l’exploitation des hommes. Tous deux sont contre le sacrifice des pauvres pour les riches. Pour Malraux, les riches comme les pauvres, tous doivent travailler à l’établissement d’une société libre. Pour Céline, c’est surtout une révolte contre le travail : pour lui, le travail n’est pas une valeur, c’est uniquement un autre moyen d’aliénation des hommes.

Critiques de L’Espoir

L’Espoir de Malraux fut soumis à critique après sa parution et celle-ci fut dans l’ensemble élogieuse. Mais cette critique d’une œuvre relève aussi beaucoup de la sociologie. En effet, de nombreux sociologues se sont intéressés à l’œuvre de Malraux en analysant les opinions de sept courants politiques différents : l’extrême-droite, la droite bourgeoise, le centre littéraire, le centre gauche humaniste, l’humanisme chrétien, la gauche modérée et l’extrême-gauche. On voit que les opinions concernant le roman divergent en fonction de la classe politique, ainsi l’extrême-droite parle d’un univers "sado-masochiste". La droite bourgeoise n’était pas éloignée de ce constat, qualifiant le roman de malsain et morbide. Concernant le centre gauche humaniste et la gauche modérée, la critique se fait moins dure et l’on parle d’admiration de "la réalisation d’une communauté nouvelle entre les hommes" et d’une "expression de valeurs collectives" dans son roman. Mais en règle générale, les critiques admirent le courage qu’a eu Malraux à traiter du sujet de la guerre dans son roman. Certaines comparaisons ont également été faites avec des œuvres épiques telles que L’Iliade d’Homère.

Concernant les dialogues entre les personnages, notamment les intellectuels, beaucoup de critiques pensent que ces dialogues forment la meilleure partie du roman. Les réflexions, doutes et questionnements font aussi tout l’intérêt du livre.

Mais ce qui troubla le plus les critiques fut le choix de la forme du roman. On le compara à un reportage et l’on parla aussi de témoignage à travers ce roman : l’auteur avait souhaité retranscrire ce qu’il avait vécu par écrit.

Il y eut beaucoup de controverses sur le roman et les critiques étaient nettement divisés en deux groupes : ceux qui voyaient L’Espoir comme un livre partisan, un livre de propagande communiste, et les autres, notamment les politiciens de gauche, qui réfutaient cette thèse. On reprocha également à Malraux un certain attrait pour le fascisme et l’hitlérisme, car de nombreuses pages du roman étaient consacrées aux problèmes des chefs, leur situation et leur lourde responsabilité...

Conclusion

Nous avons donc présenté les différentes manières qui ont été employées dans les romans de guerre afin de retranscrire au mieux ce dont l’écrivain voulait faire part à travers ses écrits. Les styles d’écritures peuvent être peu travaillés pour montrer le chaos de la guerre, comme les phrases courtes qui traduisent la rapidité ou la fuite. D’autres moments seront décrits au travers de styles d’expression se rapprochant du lyrisme, pour mettre en valeur les moments tragiques et graves. Les formes de roman utilisées sont nombreuses : certaines se rapprochent du mémoire, d’autres du journal. Mais le but principal est de comprendre et faire comprendre les expériences vécues par l’auteur. Les textes ne sont jamais totalement objectifs, puisqu’ils sont l’œuvre d’une personne qui a vécu la guerre de l’intérieur. Comme nous l’avons vu avec Céline et Malraux, les expériences vécues sont différentes et différemment exprimées.

* Cet article est issu d’un mémoire de maîtrise intitulé "L’Espoir d’André Malraux : roman de guerre".


Références :
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- Lacouture, Jean, Malraux, une vie dans le siècle, éd. Seuil, coll. « Points Histoire », 1976. Principale biographie.
- Thomas, Hugh, La Guerre d’Espagne, éd. Laffont, 1985.

Critiques littéraires :
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- Carrard, Philippe, Malraux ou le récit hybride, essai sur les techniques narratives dans « L’Espoir », éd. Minard, 1976.
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- Dorgelès, Roland, Les croix de bois, 1919.
- Ducrot, O., et Todorov, T., Dictionnaire encyclopédique des sciences du langage, Paris, Seuil, 1979.
- Fitch, Brian T., Les Deux Univers romanesques d’André Malraux, éd. Minard, 1964.
- Marion, Denis, André Malraux, éd. Seghers, coll. « Cinéma d’aujourd’hui », no 65, 1970.
- Moatti, Christiane, Le prédicateur et ses masques : les personnages d’André Malraux, Publications de la Sorbonne, 1987.
- Moatti, Christiane, Profil d’une œuvre, L’Espoir de Malraux, coll. « Profil Littérature ».
- Picon, Gaëtan, Malraux par lui-même, éd. Seuil, coll. « Écrivains de toujours », 1re éd., 1953.
- Propp, Vladimir, Morphologie du conte. Trd. Française, Paris, Seuil, 1965.
- Kessler-Claudet, Micheline, La guerre de quatorze dans le roman occidental, Paris, éd. Nathan, 1998.
- Riegel, Léon, Guerre et littérature, 1910-1930, Paris, Klincksieck, 1978.
- Rieuneau, Maurice, Guerre et révolution dans le roman français de 1919 à 1939, éd. Klincksieck, 1974. Sur L’Espoir : pp. 511-530.
- Thornberry, Robert, André Malraux et l’Espagne, éd. Droz, Genève, 1977.


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2 Messages

  • L’Espoir d’André Malraux : roman de guerre 29 mai 2015 12:00, par Clouet

    Bonjour mon grand pere maurice Clouet etait avec Malraux .Il etait depuis longtemps militant communiste . Malraux c’est surtout servis des actes de ses compagnons pour faire son roman et se donner un beau role qu’il n’a pas tenu.

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  • L’Espoir d’André Malraux : roman de guerre 26 novembre 2016 14:17, par peterdavidtame@gmail.com

    Vice-Président des Amitiés Internationales André Malraux (Paris), je prépare un article sur la réception de Malraux en Asie aujourd’hui, basé sur une communication faite au colloque des 23/24 novembre 2016 au CEVIPOF a Paris.

    Je voudrais savoir si Malraux est connu et lu en Iran. Je n’ai pas de renseignements à ce sujet, sauf une contribution au colloque d’un participant d’origine iranienne qui prétend que Malraux est bien connu en Iran et que même le clergé le lit. Pourriez-vous confirmer ces dires ?

    Merci,

    Peter Tame.

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