N° 29, avril 2008

La traduction, ou l’art de joindre des langues

Entretien avec Christine Raguet, traductologue française


Afsaneh Pourmazaheri, Farzâneh Pourmazâheri


Mme. le docteur Christine Raguet (-Bouvart) est professeur à l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle, directrice du centre de recherches en études de traduction (TRACT) dans la même université et directrice du journal des études de traduction, Palimpsestes. Elle a publié plus de deux douzaines d’articles en français et anglais sur Nabokov, Henry James mais aussi sur d’autres auteurs américains et anglais. Elle fut l’éditeur du numéro spécial d’Europe (no. 791, 1995), consacré entièrement à Nabokov et auteur de Lolita, un royaume au-delà des mers (Talence, Presses Universitaires de Bordeaux, 1996). Elle a traduit deux tomes des correspondances de Nabokov ainsi que sa nouvelle Laughter in the Dark en français. Ses contributions à Zembla sont des essais originaux dont The translation theme in Bend Sinister et Various versions of Kamera obskura/Camera Obscura/Laughter in the Dark. Elle a récemment participé au colloque international sur le conte et la nouvelle en Iran et dans le monde qui s’est déroulé à la Faculté des Langues Etrangères de l’Université de Téhéran.

Afsaneh POURMAZAHERI : Qu’avez-vous pensé de l’ensemble du colloque ?

Christine RAGUET : Je l’ai trouvé très intéressant. Ce qui est intéressant dans ce colloque et ce que l’on essaie aussi de développer dans nos colloques français, c’est la confrontation des professeurs confirmés et des étudiants, notamment les thésards. C’est une occasion exceptionnelle de mettre des idées en commun. Je trouve que c’est une démarche très constructive. En plus, du point de vue de la qualité des présentations, j’ai entendu de très bonnes choses. D’une manière générale, les étudiants iraniens ont un niveau tout à fait satisfaisant.

A.P. : Comment voyez-vous l’"esprit" iranien ?

C.R. : Cela m’est un peu difficile d’en parler d’abord parce que je ne parle pas le persan, il y a donc un certain nombre de choses qui m’échappent. Ce que je peux dire, c’est que j’ai eu affaire à des gens qui étaient extrêmement ouverts, extrêmement curieux et toujours attentifs à ce que j’avais à leur dire, à ce que j’avais à leur demander, à ce que je pouvais avoir à leur proposer, à ce qu’eux également pouvaient me proposer. Sur le plan de l’échange et du dialogue, ça a toujours bien fonctionné jusqu’à présent. Je crois que c’est une des raisons pour lesquelles je reviens régulièrement en Iran même si ce n’est pas toujours facile de venir ici.

Farzaneh POURMAZAHERI : Qu’est-ce qui vous attire le plus dans le domaine de la traductologie ? Quand et comment cette discipline est-elle apparue ?

C.R. : La réflexion sur la traduction remonte à déjà très longtemps, disons dans la tradition européenne. Même dans l’antiquité gréco-latine, des questions sur la traduction furent déjà posées par des philosophes comme Cicéron. Les premières questions se sont aussi posées autour de la traduction des textes sacrés, notamment de la Bible. Le Moyen-âge ou la Renaissance furent des périodes extrêmement riches concernant le questionnement. Il y a donc toujours eu une véritable réflexion, même si elle n’évolua que peu, sur la traduction. La position du traducteur vis à vis du texte occupait une grande importance étant donné que, la plupart du temps, le traducteur s’appropriait le texte pour le construire selon les goûts de son l’époque. Par exemple, un célèbre défenseur de la traduction, ةtienne Dolet, fut condamné au bûcher à cause de ses idées. Le terme même de "traductologie" date du début des années 70, et fut introduit par un chercheur canadien. Mais la réflexion s’est véritablement développée telle qu’on la pratique maintenant au cours du XXe siècle, surtout dans sa seconde moitié.

F.P. : La traductologie est-elle née au même moment que d’autres disciplines telles que la didactologie ?

C. R. : C’est plus ancien. Il y a des textes qui sont véritablement des textes fondateurs de la traductologie, des textes qui datent de plus d’un siècle, comme celui de Walter Benjamin.

A.P. : Quelle est la première difficulté rencontrée par le traducteur, une fois devant le texte ? Quelle est la démarche la plus difficile à effectuer ?

C.R. : La démarche la plus difficile est de considérer que ce texte a une existence à part entière et qu’il doit la conserver. C’est certainement cela. Et je crois que dans cette démarche, le traducteur est à la fois quelqu’un qui doit être très créatif mais aussi extrêmement modeste. Je n’entends pas parler à la place de l’auteur, ou pour l’auteur ou être un autre auteur mais simplement être le texte. Devenir le texte et se réaliser à travers le texte. Il ne doit pas se considérer à part du texte. C’est véritablement l’entrée en communion avec le texte qui est importante. Ce qui amène justement le traducteur à rentrer dans un certain nombre de détails et à toujours se poser des questions sur le texte.

F.P. : Etant donné que le traducteur n’est ni le vrai ni le premier destinataire du texte (puisque le texte à traduire n’est pas dans sa propre langue maternelle), comment peut-il bien le saisir et bien le refléter ?

C.R. : Oui, il est vrai qu’aucun texte n’est jamais écrit pour un traducteur. Mais je dirais d’ailleurs qu’un auteur n’écrit pas nécessairement pour des lecteurs. Il ne sait pas pour quel lecteur il écrit. A titre d’exemple, Franz Kafka n’a jamais publié de son vivant et avait demandé que l’on détruise tous ses manuscrits. Et si les personnes qui détenaient ses manuscrits avaient écouté Franz Kafka, personne ne l’aurait jamais lu. Les auteurs n’écrivent donc pas toujours nécessairement pour les lecteurs. C’est un peu la déformation de notre période contemporaine où un certain nombre d’écrivains désirent avant tout la célébrité, veulent être connus, recevoir des prix… Un chercheur comme Antoine Berman a toujours dit qu’un texte est en soi riche. Eminemment riche. Et qu’un texte porte en lui toutes les traductions qui peuvent en exister. C’est-à-dire que la nature même du texte, son épaisseur contient toute la traduction. Et puis de toute façon, un texte qui vit à travers les âges, un texte qui fut écrit il y a cinq, six siècles peut être lu aujourd’hui avec le même bonheur alors même que ses lecteurs sont très différents.

A.P. : Pensez-vous que la traduction soit une entreprise risquée ?

C.R. : Oui, c’est une entreprise risquée parce que c’est une entreprise créative. Donc, nécessairement, comme tous les créateurs, le traducteur risque de ne pas être reçu comme on l’attend. Et puis il y a une autre dimension : même si le traducteur s’implique énormément dans le texte, toute traduction reste subjective. L’objectivité n’existe pas dans la nature de la traduction. Par conséquent, à partir du moment où on parle de la subjectivité, je vois le texte d’une certaine manière, et quelqu’un d’autre va le voir, même si c’est à peine perceptible, d’une manière peut-être un tout petit peu différente. Cela ne sera donc pas tout à fait la même chose. L’exemple que je donne souvent à mes étudiants est celui des romans adaptés au cinéma. La réaction des spectateurs à la sortie peut être très différente. En parlant des personnages et des choses les plus simples ils disent :" oh là là, je ne le voyais pas du tout comme ca..." et un autre : "mais si, ça c’était exactement comme le même personnage du roman…" Les idées sont différentes, et à partir de là, chacun va voir les choses différemment. Le défi du traducteur est d’essayer de produire un texte de façon à ce que cette différence soit recevable par tous.

F.P. : La traduction peut-elle être considérée comme un art difficile ?

C.R. : Oui, c’est difficile. Parce que c’est un exercice magnifique. C’est un exercice de style. Il faut écrire à la manière de. Et c’est cela qui est magnifiquement enrichissant. Traduire signifie entrer dans la manière d’écrire de chaque auteur. Mais c’est difficile aussi pour une autre raison. Je vais revenir sur la modestie. On peut se laisser facilement porter et perdre sa vigilance et donc ne pas voir certaines choses qui sont en fait des détails se cachant entre les mots, et qu’il faut pouvoir percevoir à chaque moment. Il faut donc être modeste pour pouvoir traduire.

A.P. : Considérez-vous la traductologie comme une discipline pluridisciplinaire ?

C.R. : Relativement. Disons que c’est déjà un domaine interlinguistique qui va pouvoir trouver sa place dans l’enseignement de toutes les langues. On arrive toujours à un stade dans l’apprentissage d’une langue où l’on est confronté à l’exercice de traduction. Et donc finalement, la discipline elle-même peut avoir des applications dans toutes les langues. Et puis aussi, c’est une discipline qui est extrêmement enrichissante pour la littérature comparée. Beaucoup de comparatistes s’intéressent à la traductologie et aux enseignements de la langue maternelle. C’est une discipline qui apporte également beaucoup pour l’enseignement de la langue maternelle. Mais c’est aussi une discipline qui fait intervenir des données sociologiques dans le domaine de la sociologie. La sociotraduction intéresse aujourd’hui beaucoup de chercheurs. Elle fait aussi intervenir la philosophie. Il y a donc des interrelations avec de nombreuses disciplines.

F.P. : Dans l’un de vos articles, vous citez M. Paul Bensimon, le fondateur du centre Palimpsestes. Selon lui, la traduction signifie créer une nouvelle textualité à part entière. Qu’en pensez-vous ?

C.R. : Je suis tout à fait d’accord avec lui. M. Paul Bensimon est mon prédécesseur à Paris III. C’est lui qui a créé le centre Palimpsestes et la revue que je dirige à présent, et c’est à lui que j’ai consacré le numéro spécial paru en 2006. Je suis tout à fait d’accord avec lui parce que justement, le traducteur travaille au niveau du texte et de la texture du texte, donc de la textualité. C’est bien cette matière qui est en jeu et c’est avec cette matière que l’on travaille comme un sculpteur.

A.P. : Etant donné que vous avez des contacts fréquents avec l’Iran, avez-vous effectué des recherches dans le domaine de la littérature persane ou des travaux comparatifs ? Ou avez-vous l’intention de le faire ?

C.R. : Non, c’est difficile parce que je ne parle pas persan. Je ne m’autorise donc pas à le faire. Par contre, depuis deux ans maintenant, nous effectuons certains travaux, des mises en application, avec les doctorants de l’Université de Téhéran. Par exemple, nous travaillons un moment sur une traduction de poésie à partir de laquelle nous réalisons une application d’analyse contrastive. Mais c’est plus pour eux et je leur fais confiance, puisque je n’ai pas les repères en langue persane. La seule chose que je pourrais m’autoriser à faire mais avec une tierce personne, ce serait éventuellement dans le cadre d’une recherche ou d’une thèse, avec quelqu’un qui voudrait travailler entre le français et l’anglais, puisque c’est la langue que je traduis. Le persan est également enseigné à Paris III et donc un professeur pourrait superviser la partie persane. Mais il y aurait sûrement beaucoup de choses que l’on pourrait faire en collaboration avec des étudiants et des professeurs en Iran.

F.P. : Pourquoi vous êtes-vous intéressée à l’œuvre de l’écrivain russe Vladimir Nabokov ?

C.R. : Je trouve que Nabokov est quelqu’un qui joue en permanence sur la textualité, c’est-à-dire qu’il manipule la langue d’une manière extraordinaire. Il joue avec la langue. En plus, c’est quelqu’un qui connaissait trois langues depuis son enfance. Il parlait français, anglais et russe. Il a écrit en russe, en français et en anglais. Il a également traduit certains de ses textes d’une langue à une autre. Il a eu des jeux interlinguistiques extrêmement subtils. De plus, c’est quelqu’un de difficile à traduire. Il a d’ailleurs eu de très mauvaises idées sur la traduction et des idées bien très arrêtées dans ce domaine. Mais c’est vraiment la richesse de ses textes qui m’intéresse et le fait que dans chacun de ses livres, il a reproduit son propre style en ajoutant quelque chose de nouveau et de différent, avec donc une prise de risque à chaque fois.

F.A.P. : Mme Raguet, la Revue de Téhéran vous remercie de nous avoir accordé cet entretien.

Publications

A) Ouvrages :

* Traductions

1) Chacun sa Guerre, Studs Terkel, Paris, La Découverte, 1986.

2) Then and Now, Elie Wiesel, dans Variations sur le Silence de Myriam B. Cohen, La Rochelle, Rumeur des Ages, 1988.

3) Vladimir Nabokov - Edmund Wilson, Correspondance, Paris, Rivages,1988.

4) Mémoires d’un jeune garçon, autobiographie (tome 1), Henry James, Paris, Rivages, 1989.

5) Rire dans la nuit, (traduction de Laughter in the Dark, version anglaise réécrite par Vladimir Nabokov de son roman russe Kamera Obskura), Paris, Grasset, 1992.

6) Lettres choisies : 1940-1977, Vladimir Nabokov, Paris, Gallimard, 1992.

7) Carnet de famille suivi de Les Années de maturité, Henry James, Paris, Payot-Rivages, 1996.

8) Vladimir Nabokov : Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade ; édition, annotation, commentaire et révision des traductions de :

- Rire dans la nuit, (tome 1 : 1999).

- L’enchanteur (en collaboration avec Bernard Kreise) (tome 2).

- Brisure à senestre (tome 2).

- La transparence des choses (en collaboration avec Brian Boyd) (tome 3).

- Feu pâle (en collaboration avec Brian Boyd) (tome 3).

- Ada (en collaboration avec Brian Boyd) (tome 3).

9) Cinq pubs, deux bars et une boîte de nuit, John Williams, Paris, L’esprit des péninsules, 2001.

10) Cardiff Dead, John Williams, Paris, L’esprit des péninsules, 2002.

11) Pêche à la carpe sous Valium, Graham Parker, Paris, L’esprit des péninsules, traduction en collaboration avec Moya Jones, 2003.

13) Le Prince de Galles, John Williams, Paris, L’esprit des péninsules, 2005.

14) L’autre vie de Brian, Graham Parker, Paris, L’esprit des péninsules, 2006.

15) Temperance Town, John Williams, Paris, L’esprit des péninsules, 2006.

16) La bonne guerre, Studs Terkel (réédition de Chacun sa guerre), Paris, ?ditions Amsterdam, 2006.

*Critique

1) Éclats de Voix (sous la direction de Christine Raguet-Bouvart) : publication des travaux de l’atelier " Crises en représentation dans la littérature nord-américaine " du congrès de l’AFEA de 1994. La Rochelle, Rumeur des Ages, 1995.

2) Vladimir Nabokov (sous la direction de Christine Raguet-Bouvart), Europe n°791, mars 1995.

3) Lolita, un royaume au-delà des mers, Talence, Presses Universitaires de Bordeaux, 1996.

4) Sounding the Depths, Water as Metaphor in North American Literatures, (sous la direction de Christine Raguet-Bouvart et de Gayle Wurst) L3 (Liège, Language and Literature), Université de Liège, Belgique, 1998.

5) Vladimir Nabokov, Collection "Voix américaines", dirigée par Marc Chénetier, Paris, Belin, 2000.

6) Traduire la littérature des Caraïbes, Palimpsestes n°12 (ed. C. Raguet, sous la direction de Paul Bensimon), Paris, PSN, 2000.

7) Contraintes syntaxiques et liberté stylistique : le déplacement des éléments dans la phrase, Palimpsestes n° 14 (ed. C. Raguet-Bouvart & M. Oustinoff, sous la direction de Christine Raguet-Bouvart), Paris, PSN, 2002.

8) Pourquoi donc retraduire ? Palimpsestes n°15 (ed. P. Bensimon, sous la direction de Christine Raguet), Paris, PSN, 2004.

9) De la lettre à l’esprit : traduction ou adaptation ? Palimpsestes n°16 (ed. Christine Raguet, sous la direction de Christine Raguet), Paris, PSN, 2004.

10) Traduire la figure de style, Palimpsestes n°17 (ed. M. Boisseau, sous la direction de Christine Raguet), Paris, PSN, 2005.

11) Traduire l’intertextualité, Palimpsestes n°18 (ed. I. Génin, sous la direction de Christine Raguet), Paris, PSN, 2006.

12) Traduire ou "Vouloir garder un peu de la poussière d’or…", Palimpsestes Hors Série (ed. C. Raguet, sous la direction de Christine Raguet), Paris PSN, 2006.

13) La traduction de l’adjectif composé : de la micro-syntaxe au fait de style, Palimpsestes n° 19 (ed. B. Vautherin, sous la direction de Christine Raguet), Paris, PSN, 2007.

14) De la traduction comme commentaire au commentaire de traduction,

Palimpsestes n° 20 (ed. M. Boisseau, sous la direction de Christine Raguet), Paris, PSN, 2007.B) Articles publiés en revue ou chapitres de livres

* Recherche sur la traduction

1) "William Gilpin", ORACL, Poitiers, 1987, pp. 6-13.

2) "The Europeans : la traduction cinématographique de James Ivory", La littérature américaine à l’écran, ed. D. Royot, Paris, Didier ?rudition, 1993, pp. 91-102.

3) "Textual Regeneration and the Author’s Progress", Cycnos vol.10 n°1, Nice, 1993, pp. 91-98.

4) "Les métamorphoses du corps : de Camera Obscura à Laughter in the Dark de Vladimir Nabokov", Le corps dans tous ses états, ed. M.-C. Rouyer, Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 1995, pp. 227-236.

5) "Camera Obscura et Laughter in the Dark ou la confusion des textes", Palimpsestes 9, La lecture du texte traduit, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 1995, pp. 119-134 et 48-53 (textes de référence).

6) "Vladimir Nabokov : The translator’s perplexity in a maze of languages", Cross-Words, ed. Ian Mason & Christine Pagnoulle, Liège, Belgique, L3/Université de Liège, 1995, pp. 121-138.

7) "Les masques du traducteur chez Vladimir Nabokov", Écritures nord-américaines - un singulier pluriel : masques et mascarades, Talence, MSHA, 1997, pp.115-127.

8) "Regard de l’autre, miroir de soi : comment lire et traduire les textes ’autobiographiques’ de Henry James", Henry James ou le fluide sacré de la fiction, eds. Bernard Terramorsi & Sophie Geoffroy-Menoux, Paris, L’Harmattan, 1998, pp. 253-269.

9) "’Mademoiselle O’ : les images appartiendraient-elles plutôt à une langue ?", Vladimir Nabokov, Revue des études slaves, Fascicule 3-4, tome LXXII, Paris, 2001, pp.495-503.

10) " Dilution ou concentration ? Le vernaculaire caribéen à l’épreuve du passage transatlantique ", Expansions, expansionnismes dans le monde transatlantique, ed. Christian Lerat & Nicole Ollier, Talence, MSHA, 2002, pp. 233-242.

11) "Yard on Taff with John Williams", ةchanges transatlantiques et horizons post-coloniaux, ed. Christian Lerat, Talence, MSHA, 2003, pp. 95-111.

12) "Traduction des écrivains de la Caraïbe anglophone", Dix-neuvième assises de la traduction littéraire, Arles, ATLAS/Actes Sud, 2003, pp. 97-118.

13) "Dérives traductionnelles en territoire diglossique, ou l’épreuve interculturelle", Actes du colloque Dérives et déviances, ed. Corinne Duboin, Paris, Le Publieur, 2005, pp. 121-131.

14) "Arch of Fire de Barbara Lalla : la commotion ethnolinguistique", Le monde caraïbe : défis et dynamiques (tome 1) : Visions identitaires, diasporas, configurations culturelles, ed. Christian Lerat, Pessac, MSHA, 2005, pp. 73-86.

15) "Dans la peau d’Ossian : traduire l’épopée selon Lacaussade", in Auguste Lacaussade (1815-1897), le fils d’une affranchie et d’un noble de Guyenne, ed. Prosper Ève, Saint-André, La Réunion, OE éditions, 2005, pp. 107-134.

16) ""Fingal" traduit par Lacaussade", in Auguste Lacaussade (1815-1897), une voix du monde noir, ed. Prosper Ève, Saint-André, La Réunion, OE éditions, 2006, pp. 309-317.

17) "Le rôle du traducteur dans Bend Sinister de Vladimir Nabokov", in Plume, Revue semestrielle de l’Association Iranienne de Langue et Littérature Françaises (AILLF), Téhéran, 1e année, n° 1 (printemps-été 2005), été 2006, pp. 116-135.

18) "Sur la raison, sur le discours, sur la pratique du passeur : comment traductologisons-nous ?", Qu’est-ce que la traductologie ?, M. Ballard ed., Arras, Artois Presse Université, 2006, pp. 213-226.

19) "La place de Lacaussade dans l’univers des traductions de l’anglais au XIXe siècle", in Un Bourbonnais sur les traces du père, ed. Prosper Ève, Océan ةditions, 2007, pp. 95-114.

20) "Y a-t-il des limites à la traduction transculturelle ?", in La traductologie dans tous ses états, (ed. Corinne Wecksteen & A. El Kaladi), Arras, Artois Presse Université, 2007, pp. 39-54.

21) "Lacaussade’s translation of Macpherson - a literalist perspective in 1842" in Through Other Eyes : The Translation of Anglophone Literature in Europe, (Richard Trim & Sophie Alatorre, eds.), Newcastle , Cambridge Scholars Press, 2007, pp. 99-112.

22) "Peut-on encore parler de sens lorsque la langue chante ?", in Le sens en traduction, Cahiers Charles V, (ed. Jean-Pierre Richard), Paris, université Paris 7 (à paraître en 2008)

23) "L’unicité du je-traduisant face à la nature protéiforme de texte de l’autre", "Je d’après le regard de l’autre" (à paraître Téhéran 2007)

24) "Traduisant ou traducteur ? La dialectique de la source et de la cible en termes de production", in Au-delà de la lettre et de l’esprit : pour une redéfinition des concepts de source et de cible, (Nadia D’Amelio, ed.), université de Mons-Hainaut, CIPA, Mons, Belgique, 2007.

*Critique littéraire

1) "Sens et Essence du texte chez V. Nabokov", Les Années Trente N°15, Nantes, 1992, pp. 43-55.

2) "La transparence, métaphore du double dans Transparent Things de V. Nabokov", Cahiers du GRAAT n°8, Répétition, Répétitions, Tours, 1991, pp. 205-219.

3) "C.O. -> L.D. d’un texte à l’autre", Cahiers de stylistique anglaise n°13, Paris, 1992, pp. 37-55.

4) En collaboration avec Martine Chard-Hutchinson : "Abstinence or Absence ? Corporeity and Gender in The Great Gatsby and Tender is the Night", Université de Poitiers. Roma : Methodologies of Gender, Atti dell’Undicesimo Convegno Biennale, vol. 9, Rome, Herder Editore, 1993, pp. 97-106.

5) "Et si l’Autre était l’auteur ?" Actes du colloque de novembre 1991, L’altérité dans la littérature et la culture du monde anglophone, Le Mans, 1993, pp. 219-228.

6) "Pouvoir, tyrannie et création littéraire chez V. Nabokov", Alizés, "Pouvoirs" N°2/3, La Réunion, déc.91-janv.92, pp. 57-68.

7) "The Representation of Nature in The Europeans", International Fiction Review, vol.19, N°1, Fredericton (NB, Canada), 1992, pp.1-7.

8) En collaboration avec Martine Chard-Hutchinson, "L’évolution de la problématique de la corporéité dans The Great Gatsby et Tender in the Night", Revue française d’études américaines N°55, Nancy, 1993, pp. 83-93.

9) "Henry James et l’acte autobiographique : ’the circle of my commemoration’ and ’my fond fancy’", Caliban n° XXXI, L’auto/biographie, Toulouse, 1994, pp. 29-38.

10) "American Land-, Ocean- and Urban-Scapes in Henry James", Cahiers victoriens et édouardiens n°41, Montpellier, Avril 1995, pp. 121-132.

11) "Lolita - Mon Amérique …", ةcritures nord-américaines : un singulier pluriel : fractures/ruptures, Talence, MSHA, 1995, pp. 207-219.

12) "Riverrunning acrostically through ’The Vane Sisters’ and ’A.L.P.’, or genealogy on its head", Nabokov at the Crossroads of Modernism and Postmodernism, Cycnos, vol. 12, n °2, Nice, 1995, pp. 21-28.

13) "Comme un reflet dans Lo", Mythes et réalités transatlantiques : dynamique des systèmes de représentation dans la littérature, Talence, MSHA, 1997, pp. 195-206.

14) "Le délicieux corps délictueux de Lolita", Sexualité et textualité dans la littérature américaine contemporaine, Talence, PUB, 1998, pp. 147-155.

15) "Lolita, mythe de la perversion ou perversion d’un mythe", Les grandes figures mythiques : Lolita, sous la direction de Maurice Couturier, Paris, Autrement, 1998, pp. 58-84.

16) "The Portrait of a Lady de Ja(m)e(s) Campion : épreuve d’artiste ?", Lectures d’une œuvre, sous la direction de Sophie Geoffroy-Menoux, Paris, ?ditions du Temps, 1998, pp. 45-61.

17) "The Vanishing Trick ou l’histoire de ce vieux magicien qui disparaît par un tour de passe-passe", L’imposture dans la littérature nord-américaine, ed. Yves-Charles Grandjeat. Annales du C.R.A.A. n° 23. Talence, MSHA, 1998, pp. 53-63.

18) "European Art : A ’Framing Device’ ?", Nabokov at the Limits, redrawing critical boundaries (chapter 9), ed. Lisa Zunshine, New York & London, Garland Publishing Inc., 1999, pp. 183-212.

19) "Sous le sceau du secret : la face cachée du texte de Vladimir Nabokov", Emprunts, empreintes dans la fiction nord-américaine, ed. Yves-Charles Grandjeat. Annales du C.R.A.A. n° 24. Talence, MSHA, 1999, pp. 153-160.

20) "Myth and representation in Vladimir Nabokov’s Lolita", Literature and Mythology (Actes du colloque Mythologie et mythes modernes dans les littératures orientales et occidentales), Université de Téhéran 2005, pp. 252-261.

C) Articles en ligne

* Recherche sur la traduction

1) "Camera Obscura and Laughter in the Dark : the Confusion of the Texts", traduction de l’article n°5, par Jeff Edmunds : Zembla

http://www.libraries.psu.edu/iasweb/nabokov/nsintro.htm.

2) "Ember, translator of Hamlet", traduction de l’article n°9, par Jeff Edmunds : Zembla,

http://www.libraries.psu.edu/iasweb/nabokov/nsintro.htm


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