N° 51, février 2010

Origines du conte en Iran (1)

Origines et évolution de l’art du conteur en Iran


Shadi Oliaei

Voir en ligne : Origines du conte en Iran (2)


Pour parler des origines du conte en Iran, il est nécessaire de revenir à la source de la transmission des légendes par le peuple iranien à travers les siècles. L’Iran a connu de nombreux événements remarquables pendant sa très longue histoire et les populations et civilisations qui se sont succédées ont contribué à bâtir et enrichir un matériau légendaire qui a représenté une source fabuleuse pour les conteurs, poètes et écrivains. Les légendes relatives aux rois et héros d’Iran dans l’antiquité sont à origine d’une véritable mythologie dans laquelle les conteurs ont puisé à toutes les époques. Ils l’ont entretenue en la préservant ou la modifiant suivant le contexte dans lequel ils se produisaient.

L’histoire de la transmission des légendes chez le peuple iranien

L’origine précise des Iraniens est encore incertaine, même si l’on sait qu’ils viennent du peuple indo-aryen (indo-iranien) qui, parti du nord-ouest de l’Inde, est venu coloniser les régions de l’actuel plateau d’Iran. Le peuple indo-iranien et le peuple indo-européen, qui étaient tous les deux de souche aryenne, se sont séparés il y a plus de 3000 ans. Le peuple iranien s’est ensuite séparé du peuple indien après avoir longtemps vécu en Asie centrale. De ce fait, Indiens et Iraniens partagent un patrimoine culturel ancestral commun qui s’est divisé au fils des âges en deux cultures distinctes. Les Indiens traversèrent le Gange et s’installèrent en Inde. Les Iraniens, depuis 1300 ans avant Jésus-Christ, ont quitté leur foyer primitif dit « Aryânâ Vaejah [1] » (le domaine des Aryens), et en passant par le Marv [2], Balkh [3], Hérat et Kaboul, se sont installés vers le sud du Khorâsân [4] et de Rey [5]. Quand le peuple aryen arriva sur le plateau d’Iran, il lutta successivement contre les premiers occupants du plateau d’Iran et contre les autres tribus qui venaient conquérir les différentes parties de ce même plateau.

En entrant en Iran, ce peuple, comme d’autres avant lui, a amené avec lui les histoires, les contes et les légendes mythologiques et religieuses de ses ancêtres qui vivaient avec les Aryens de l’Inde. Il possédait également un livre saint (l’Avestâ) [6] dans lequel on trouve des similarités formelles avec les textes religieux des anciens cultes de l’Inde. Il en est de même pour leurs légendes, ainsi que dans les langues indiennes et iraniennes elles-mêmes.

Fresques du deuil de Siâvosh dans une grotte
Source : Bahrâm Beizâ’i, Namâyesh dar Iran, Téhéran, Ed. Kâviân, 1956

Au fur et à mesure des évolutions de la religion, les histoires et les légendes religieuses ont été compilées et complétées d’interprétations différentes et sont entrées dans la composition du livre saint. Certains religieux et partisans de l’ancien culte essayaient, malgré ces évolutions, de maintenir celui-ci vivant dans l’imagination de leurs fidèles, en racontant des histoires sur la vie de leurs héros religieux. Pour retrouver la splendeur passée de ces héros, ils y ajoutaient la grandeur, la dignité et autres valeurs morales. Ils ont contribué de cette manière à la conservation de ces histoires jusqu’à l’arrivée de l’islam qui a marqué un tournant décisif dans la transmission des légendes et des histoires en Iran.

L’une des légendes les plus réputées de cette époque de l’antiquité est celle de la mort du héros Siâvosh, qui faisait l’objet de chansons et de pièces musicales interprétées lors de cérémonies portant le nom de qavvâli [7]. La signification de ce mot a trait à la musicalité ou au chant car, à cette époque, le récit de contes (vâqe’e-khâni), se faisait à l’aide d’un instrument de musique tel que la harpe ou le luth. Des fresques du IIIe siècle av. J.-C. découvertes dans une grotte près de la ville de Sordi à 70 km de Samarkand par l’historien Alexander Mongait [8], montrent l’importance de ce héros légendaire dans la culture ancestrale iranienne.

On y voit la représentation de cérémonies funèbres dont la célébration, remontant à plus de trois siècles av. J.-C., était largement répandue à travers le pays. De nombreux chants ont été composés sur ce thème et des acteurs incarnaient à cette occasion le héros Siâvosh. L’arrivée de l’islam, opposé à l’utilisation de la musique et du chant, a modifié le mode de ce récit qui s’est axé sur l’oralité et le rôle du conteur. [9]

Les légendes se sont formées autour des rois et des héros qui ont marqué l’histoire de l’Iran dans l’Antiquité. Les premiers souverains en ont été les Mèdes, suivis des dynasties perses et parthes (env. 250 av. J.-C. - 224 ap. J.-C.) dont les premières étaient en lien étroit avec la culture grecque. Ce lien a perdu de son importance avec l’arrivée de la dynastie sassanide (224-642). Mais le changement historique le plus influent sur la culture iranienne a été l’invasion de l’Iran par les Arabes et la diffusion de la religion musulmane dans ce pays.

Les origines des fondements légendaires et historiques de la tradition du conte en Iran remontent aux premières dynasties de l’antiquité. La période des grandes batailles menées par les Arsacides (ou empire Parthe) a vu l’apparition des grands récits et légendes nationales et d’une catégorie de conteurs-ménestrels appelés gosân. La montée d’un certain nationalisme, dû à la prise du pouvoir par la dynastie sassanide, a ensuite créé un contexte favorable à la diffusion de ces récits. [10] Les récits des gosân sont progressivement devenus aussi populaires auprès du peuple que les récits religieux et les conteurs ont acquis une place de choix, tant parmi la population que près des rois. Leur influence se serait même étendue jusqu’en Europe où la célèbre légende de Tristan et Yseult aurait été composée à partir de l’histoire iranienne de Veis va Râmin [Veis et Râmin] [11], ainsi que dans la culture arménienne, où le nom des conteurs (gosân) a été formé à partir du nom parthe même si leur pratique était cependant plus large que celle des gosân parthes puisqu’elle incluait le récit d’élégies, de panégyriques. [12] Les poètes, conteurs et musiciens ont largement contribué à la diffusion de la culture iranienne dans des pays tels que l’Arménie, l’Inde ou l’Arabie Saoudite jusqu’au moment des conquêtes islamiques dans ces pays. C’est ainsi que des modes musicaux ont pu se répandre d’une ville à une autre, puis de l’Iran à d’autres pays, par sauts successifs. De même, les légendes telles que celle de Rostam et Esfandiâr ont été répétées par des voyageurs qui, les trouvant à leur goût, les ont fait découvrir une fois revenus dans leur pays. La diffusion pouvait s’effectuer à partir de pays voisins de l’Iran comme la Mésopotamie, comme le montre l’exemple de Nasr Ebn al-Hâret qui y avait été instruit de ces contes, en persan et en langue pahlavi par des non arabes. L’arrivée de l’islam a mis un frein à cette diffusion d’histoires qui contenaient l’évocation de traditions et de pratiques susceptibles de rivaliser avec les nouvelles croyances en vigueur, tel Nasr Ebn al-Hâret qui n’hésitait pas à contrarier ouvertement le prophète Mohammad. [13]

Illustration d’un manuscrit des Mille et une nuits, Sani’-ol-Molk, 1852-1859, palais du Golestân

C’est ainsi, grâce à la diffusion par les chanteurs-conteurs, que les événements historiques et les légendes religieuses furent conservés par le peuple jusqu’au moment où on a commençé à les recenser et à en rédiger les histoires. Le fruit de la collecte de tous ces événements historiques ou ces légendes jusqu’alors transmis par oral, fut la création d’une histoire écrite.

Il faut toutefois préciser ici que la poésie a préexisté à toute autre forme littéraire et s’est appuyée sur la musique pour être proposée aux souverains et au peuple. Après l’empire Parthe, les poètes et conteurs ont acquis la respectabilité et ont vu l’institution par la dynastie sassanide d’un corps de métier officiel, accompagnant le roi et sa cour dans ses déplacements. Bahrâm Gour ou Bahrâm V, (règne. 420-438), l’un des rois sassanides, a fait venir des conteurs et des musiciens d’Inde afin de distraire son peuple. Dans le Shâhnâmeh, Ferdowsi décrit comment les gosân étaient fréquemment sollicités pour venir conter les histoires des rois d’Iran aux rois de l’époque. Ceux-ci pouvaient être assistés par des narrateurs moins qualifiés et destinés aux récits de pur divertissement car ces histoires composées de manière moins formelle que les poésies religieuses et les contes canoniques, servaient d’avantage à la distraction qu’à l’instruction historique. Parmi ces récits, on trouve le célèbre Hezâr Afsân, une œuvre sassanide en prose qui a constitué la base des Mille et une nuits. [14]

La transposition des évènements historiques et légendaires du langage oral au langage écrit, semble avoir dévalorisé la tâche du conteur. Or, en Iran, l’activité du conteur ne s’achève pas uniquement avec la consignation écrite de ces histoires. Bien que ces histoires aient été retranscrites, ce qui a contribué à ralentir leurs mutations, elles ont continué à vivre intensément et à évoluer dans le public. Malgré le fait que ce soit à partir d’un remaniement de poèmes épiques, bien ancrés dans la culture iranienne, que Ferdowsi a pu composer son Shâhnâmeh, son œuvre s’inscrit néanmoins en partie dans la longue tradition des histoires épiques colportées par les conteurs. En effet, à cette époque, contrairement à ce qui se passe de nos jours, le peuple n’était pas instruit ; les conteurs, même s’ils avaient la chance de posséder le livre qui contenait l’histoire à raconter, donnaient vie à leur récit surtout par leur capacité à improviser de nouveaux développements dans les légendes et les contes historiques. Même si les guerres et les destructions volontaires anéantissaient ces livres, tout ce qu’il en restait dans la mémoire du conteur ou de son public servait de base à de nouveaux écrits dans lesquels étaient retranscrits également les préoccupations essentielles de l’époque.

Tous ces éléments et la relation qui existait entre le texte et le conteur démontrent l’importance du rôle du conteur en Iran et de son développement en ce qui concerne la diffusion de l’information et de la culture.

Il apparaît clairement que les conteurs étaient considérés comme des vecteurs de leur culture, comme ils le sont encore aujourd’hui. Les œuvres transcrites à partir des récits des conteurs, même aux périodes plus anciennes, ne sont pas considérées comme originales mais plutôt comme adaptées de sources déjà connues. L’usage des verbes naql kardan et ravâyat kardan (les deux signifiant littéralement « transmettre ») insiste sur ce rôle du conteur en tant que vecteur plutôt que créateur. De ce fait, le rôle du conteur s’oppose à celui de l’artiste créatif, vu sa position au regard de la tradition littéraire et ses fonctions vis-à-vis de son assistance, aussi est-il important d’examiner comment s’est perpétué ce rôle de transmetteur au cours de l’histoire.

Le rôle de conteur populaire en Iran avant l’islam

L’activité de conteur a connu une longue histoire en Iran. De nombreuses sources littéraires et historiques se réfèrent aux conteurs de cour et aux conteurs populaires des premiers temps jusqu’à aujourd’hui. Bien avant l’arrivée de l’islam, on racontait les histoires sur les rois et les héros légendaires du passé. Beaucoup de ces histoires ont continué à être transmises pendant la période islamique. On peut ainsi trouver la trace de certains matériaux issus des légendes antiques dans les travaux d’historiens et de voyageurs du Moyen Age jusqu’à l’époque contemporaine. Ces travaux nous renseignent sur la nature de l’art du conteur : son apprentissage, sa manière de conter, sa position sociale, l’actualité de ses contes et le genre d’histoires qu’il racontait. Nous examinerons quelques-unes des nombreuses références disponibles sur l’histoire du conteur afin de découvrir ce qui a été dit de ce phénomène avant l’époque actuelle.

Il existait une tradition active de ménestrel dans l’Iran de l’époque préislamique. La profession de chanteur des contes et légendes populaires remonte à une période très ancienne puisque l’on en trouve déjà sous la dynastie des Mèdes. Cette profession s’est plus tard élevée dans la hiérarchie sociale, notamment sous l’empire Parthe, où le chanteur-conteur était nommé gosân, remplaçant le khonyâgar de l’empire Mède et de la dynastie Achéménide.

En utilisant le matériau des premiers poètes de cette période, Mary Boyce a daté approximativement au début de l’empire Parthe les origines possibles de l’art du ménestrel dans l’Iran préislamique. [15] Elle montre que le gosân jouait un rôle considérable dans la vie des Parthes et de leurs voisins. Du fait de ce statut privilégié, les gosân se sont progressivement mis à composer des chants dont la portée dépassait le simple cadre du récit de légendes ou de mythes, et se sont attaqués à des thèmes sociaux ou politiques : "Bouffon du roi et des roturiers, privilégié à la cour et populaire chez le peuple ; sa présence était sollicitée aux funérailles et aux banquets, c’était un personnage panégyriste, satiriste, à la fois conteur, musicien, archiviste des exploits passés et commentateur de sa propre époque." [16]

Selon l’auteur, il s’agissait d’un ménestrel, poète-musicien qui pouvait être rattaché à la cour et peut-être aussi un poète du peuple. Les histoires les plus populaires, telles que la romance entre Zarbiadres et Odatis [17], étaient diffusées à travers le pays grâce à ces ménestrels. [18] Ces gens ont transmis la poésie traditionnelle à travers les époques jusqu’aux conquêtes islamiques en 651. Mary Boyce évoque également l’étendue du rôle du conteur en citant l’exemple d’un musicien qui, par l’intermédiaire d’un conte métaphorique, critique un personnage célèbre de l’époque. De cette manière, le conteur peut agir indirectement sur le cours des événements en décrivant la réalité de façon déguisée, s’adressant aux spectateurs capables de décrypter le symbolisme contenu dans la chanson et les enjoignant à agir en conséquence. Une autre anecdote raconte également que, sous l’empire Parthe, un gosân avait composé pour le roi un chant dans lequel était décrit l’adultère de la reine avec le frère de ce roi. Loin d’être considéré comme un diffamateur, le conteur fut pris très au sérieux et ce fut l’amant qui subit la colère du roi. Mary Boyce souligne également que la forme modifiée après la conquête islamique a certainement apporté des changements de goûts culturels. [19] Néanmoins on a pu voir des conteurs en Iran durant toute la période islamique jusqu’à nos jours.

Notes

[1Territoire d’origine des Aryens situé dans les actuels Ouzbékistan et Turkménistan méridionaux.

[2Ville située au nord est de l’Iran dans l’actuel Turkménistan.

[3Autrefois Bactres, capitale de la Bactriane historique, ville d’Afghanistan située dans la province de Balkh.

[4Province au nord est de l’Iran.

[5Ville antique au sud de Téhéran.

[6Ensemble des textes sacrés de la religion zoroastrienne. Du texte initial qui comptait 21 livres ou gât-hâ, des hymnes étant à la fois des traités et des poèmes, seul le quart a été transmis jusqu’à nous : les autres livres ont disparu ou ont été détruits à l’époque des conquêtes d’Alexandre lors de l’incendie de la bibliothèque de Persépolis et lors des invasions arabo-musulmanes au VIIe siècle. Les parties les plus anciennes, celles des gâthâ, sûrement composées à une époque pré-Achéménide, donc avant le VIe siècle av. J.-C, ont été écrites dans la langue « gâthique », aussi archaïque que le sanskrit védique.

[7Qavvâli est dérivé de qowl dont l’une des significations est « chant » et « mélodie ». De ce fait, qavvâl est utilisé comme équivalent de chanteur et probablement de jouer d’un instrument de musique. Ces titres ont souvent pénétré la musique mystique (la musique des soufis). Leur base principale se trouve au Pakistan. Bien que les qavvâl ne soient pas eux-mêmes des soufis, ils préparent une atmosphère spirituelle pour la purification de l’âme des soufis et leur enchantement, leur extase et leur samâ’ (dance giratoire mystique), en récitant des chants religieux, mystiques et moraux. Depuis un passé révolu jusqu’à présent, ils ont été des chanteurs et des musiciens professionnels. En d’autres termes, on peut dire qu’avant l’Islam, le qavvâli était une sorte de khonyâgari, c’était une sorte de conte, d’histoire en poème chanté.

[8Mongait, Alexander, Archeoloy in the U.S.S.R, Moscou, éd. Foreign Languages Publishing House, 1959.

[9Beizâ’i, Bahrâm, Namâyesh dar Irân [Spectacle en Iran], Téhéran, éd. Kâviân, 1956, p. 65.

[10Safâ, Dabi-Allâh, Hemâse sarâ’i dar Irân [L’épopée en Iran], Téhéran, éd. Amir Kabir, 1945, p. 25.

[11Gorgâni, Fakhr al-Din, Veis va Râmin [Veis et Râmin], Ed. Mojtabâ Minovi, Téhéran, éd. Beruxim, 1959.

[12Boyce, Mary, « The Parthian gosân and the Iranian ministrel tradition », in Journal of the Royal Asiatic Society, 1957,

pp. 25.

[13« Nasr Ebn al-Hâret était allé dans la ville de Héré [à six kilomètres au sud de la ville actuelle de Koufa] et avait appris les histoires des rois de Perse et celle de Rostam et Esfandiar. Chaque fois que le prophète réunissait les gens, il leur parlait de Dieu et leur demandait de se garder de la colère de Dieu et de ce qui était arrivé au peuple du passé. Une fois le prophète parti, Nasr prenait sa place et disait : “Ma parole est meilleure, approchez pour que je vous raconte une histoire meilleure que la sienne”, puis il leur parlait des rois de la Perse, de Rostam et Esfandiar. Ensuite, il leur demandait : “En quoi la parole de Mohammad est elle meilleure que la mienne”… Il y trouva la meilleure audience jusqu’au jour où le prophète lui ordonna de cesser ses narrations pour ne pas trop enflammer l’imagination de ses auditeurs afin que leur esprit soit libre pour les vérités des préceptes islamiques. » Voir : Abd al-Malik Ebn Hesham, La vie du prophète Mohamad, Paris, éd. le Grand livre du mois, 2004, p. 300.

[14Boyce, Mary, op. cit., p. 39. Dans le développement des Milles et une nuits voir Mac Donald D. B., op. cit.

[15Boyce, Mary, « The Parthian gosân and the Iranian ministrel tradition », in Journal of the Royal Asiatic Society, 1957, pp. 10-45.

[16"Entertainer of king and commoner, privileged at court and popular with the people ; present at the graveside and at the feast, eulogist, satirist, story-teller. musician ; recorder of past achievements and commentator of his own times.", Ibid., pp. 17-18.

[17Poème sur une histoire d‘amour romanesque dans la mythologie iranienne.

[18Massé, Henri, Les Epopées persanes : Firdousi et l’épopée nationale, Paris, éd. Librairie Académique Perrin, 1935, p. 23.

[19Boyce Mary, op. cit., p. 38.


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