La Revue de Téhéran | Iran



  • L’élevage des chameaux au Khouzestân

    monireh Borhani
    Traduit par

    Maryam Devolder N° 8, juillet 2006

    Le chameau est un élément caractéristique de la faune désertique. Se déplaçant aisément dans ces régions sèches et arides, il fait office de "vaisseau du désert". Son alimentation est infime en comparaison de celle des autres animaux de ferme ou des êtres humains. Une des grandes inquiétudes de notre siècle, due à l’essor démographique de la planète, est le manque de ressources alimentaires, spécialement en protéines d’origine animale. La viande de chameau peut en grande partie répondre à ces besoins, bien (...)



  • Ali Sadr, la plus belle grotte de l’Iran

    Djavâd Mohaghegh
    Traduit par

    Maaike Bleeker, Shâhin Ashkân N° 8, juillet 2006

    membre de l’équipe d’alpinistes qui a découvert cette merveille de la nature, Djavâd Mohaghegh, relate son aventure.
    Je me souviens, c’était en 1963. Nous étions un groupe de quelques amis qui profitions de nos week-ends pour faire de l’escalade et du camping, en particulier au printemps et en été, dans les montagnes environnantes de la région de Hamedan. Cet été là, lorsque la nouvelle de l’existence d’une grotte s’est répandue en ville, nous nous sommes réunis et avons pris une décision dangereuse : (...)



  • Palimpseste

    Mehdi Sedaghat-Payam
    Traduit du persan par

    Helena Anguizi N° 8, juillet 2006

    Ces jours-ci, en cette période de fin d’année, trouver un taxi c’est une affaire. Nous étions sur la place Ariashahr, ma femme et moi, dans l’attente d’une voiture susceptible de nous conduire à destination. Pour la énième fois, je tendis la main en vue d’appeler un taxi. Nous avions attendu longtemps jusqu’à ce qu’arrive une Pride noire s’immobilisant net devant nous qui étions avec d’autres personnes, pareillement dans l’attente d’une solution pour rentrer chez eux. Sur le siège avant, près du conducteur, (...)



  • Le rêve de la vieille Kolthoum

    Seyed Djafar Hakim N° 8, juillet 2006

    Il n’y a pas longtemps de cela, pendant les longues soirées d’hiver, les grands-mères réunissaient leurs petits-enfants autour du korsi et leur racontaient des histoires. Les petits-enfants, toujours ravis de leur écoute, retenaient leur souffle quand le héros, après de nombreuses épreuves, abattait le dragon à sept têtes. Ces contes contribuaient à initier les enfants à la vie et à les familiariser avec les exploits de leurs ancêtres. Ils contenaient également de bonnes moralités et parfois même, (...)



  • Gheysar Aminpour

    Rouhollah Hosseini N° 8, juillet 2006

    Ce n’était plus possible
    La plume n’exprimait plus mon cœur
    Il faut déposer les plumes, me dit-il
    Dorénavant
    L’arme blanche de la parole est impuissante
    Il me faut chanter pour la guerre
    Par le canon du fusil
    Avec la cartouche en guise de mot
    La cinquantaine passée, Aminpour ne cherche plus à bâtir son œuvre avec des cartouches. Il est bien loin de l’époque de « l’alerte rouge » ; l’époque où « la poupée en sang de l’enfant qui courait décapitée » pesait dans sa besace de poète. Pourtant le souvenir (...)


  • Au Journal de Téhéran
    Hommage à la mémoire de Maxime Gorki

    Saïd Naficy N° 8, juillet 2006

    1 Mordad 1315,
    23 Juillet 1936
    Discours de Monsieur Saïd Naficy
    Membre de l’Académie iranienne
    Aujourd’hui juste un mois s’est écoulé depuis la mort d’un des plus grands écrivains de cette époque, Maxime Gorki, survenue à Moscou. Ne croyez pas que la Société des Hommes de Lettres étant une réunion des écrivains iraniens c’est par esprit de solidarité que je prononce quelques paroles devant vous, Mesdames et Messieurs ; afin de lui décerner une couronne, tout en nous en décernant une, comme nous disons en (...)



  • Rahi Moayeri

    Amir Sedâghat N° 8, juillet 2006

    Poète contemporain estimé, Rahi Moayeri nous a légué un ensemble raffiné d’odes et de sonnets, regroupé dans le recueil intitulé L’ombre de la vie. Musicien habile et talentueux, il a également composé des paroles de chansons, mémorables, qui comptent parmi les trésors de la musique nationale iranienne. Biographie
    Né en 1909 à Téhéran, de parents nobles (des Moayer ol Mamalek, fameuse lignée de l’époque Qadjar) Muhammad Hassan Moayeri, qui plus tard adopta le pseudonyme de Rahi, commença à composer des (...)



  • Peut-être

    Selda Ghannâdân N° 8, juillet 2006

    Peut-être qu’un jour personne ne cueillera les fleurs
    Et chacun oubliera les malheurs
    Peut-être qu’un jour la tendresse prendra la main de la beauté
    Et chaque enfant aura une poupée
    Peut-être qu’un jour naîtra encore l’amour
    Et les oiseaux chanteront pour toujours
    Peut-être qu’un jour chacun retrouvera son étoile
    Et la dessinera sur la toile
    Peut-être qu’un jour tout le monde aimera les corbeaux
    Et chacun sera heureux
    Peut-être qu’un jour personne ne fermera son seuil
    Et personne n’aura peur du (...)



  • Proust en bande dessinée
    Entretien avec Stéphane Heuet

    Massoud Ghârdâshpour, Rouhollah Hosseini N° 7, juin 2006

    Rouhollah Hosseini : vous êtes, monsieur, à Téhéran depuis quelques jours. Puis-je vous demander, pour commencer votre impression sur le pays ?
    Stéphane Heuet : Ce sera plutôt mon impression sur Téhéran, car je ne reste pas assez longtemps pour pouvoir m’éloigner de votre capitale. Je suis émerveillé par les gens. Franchement, de la ville, je n’ai pu voir que quelques avenues, bâtiments et musées, et la Maison des artistes que je trouve remarquable ; très bien bâtie, et munie d’équipements techniques (...)



  • Livres et lecture, d’une ville à l’autre

    A l’occasion de la foire internationale du livre

    Esfandiar Esfandi N° 7, juin 2006

    Quelle est, me suis-je demandé un jour béatement, tandis que je feuilletais un sublime volume broché dont le cuir évoquait la juvénile carapace d’un bébé rhinocéros, quelle est, disais-je, l’ultime finalité du livre ? Peut-être d’aller grossir les rayons de nos bibliothèques, qui jour après jour, à mesure que les volumes viennent à s’accumuler, ressemble de plus en plus à la carapace adulte d’un unicorne octogénaire désabusé et bougon à l’intérieur duquel on ne cesse de flâner, tout à la recherche d’une (...)


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