N° 57, août 2010
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CAHIER DU MOIS
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CULTURE
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LECTURE
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En Iran, le waqf - démarche des bénévoles qui bloquent la vente de leurs biens et consacrent les bénéfices qui en sont issus à une œuvre de charité - a été utilisé non seulement pour aider les pauvres, mais pour réaliser des projets sociaux et culturels. La construction et l’entretien des mausolées des Imams chiites et de nombreuses mosquées et écoles coraniques avec les revenus des waqfs a permis de renforcer la culture islamique.
Dans la tradition juridique de l’islam, l’institution du waqf, occupant une place importante, prête à certaines ambiguïtés structurales ; ce qui suscite des débats et des controverses. La première polémique regarde la nature du waqf sur laquelle les juristes divergent dans la mesure où d’aucuns le prennent définitivement pour un contrat,
Ali Rafi’i* & Mohammad Bâgher Sajâdi Khorâsgâni**
Traduit par
Dès le début de la période islamique, le waqf de livres fut considéré comme un exemple noble de « don charitable » et d’« œuvre bonne » méritant une grande récompense de Dieu dans l’Au-delà et garantissant la réputation du donateur qui s’attirait ainsi le respect de la postérité.
A fin de gérer les biens donnés sous forme de "waqf", de nombreuses fondations pieuses ont été créées dans l’ensemble des pays musulmans, chiites ou sunnites. Ces dernières gèrent ces biens en fonction des lois et de la juridiction théologique propre à chaque pays. En Iran, l’Astân-e Ghods-e Razavi ou le sanctuaire de l’Imam Rezâ, situé à Mashhad, est actuellement la plus grande fondation pieuse du monde.
Dès l’époque sassanide (875-999), il exista en Iran quelques institutions comme le Divân-e moghoufât ou Divân-e oghâf qui surveillaient l’administration des biens cédés sous forme de waqf. Il semble qu’avant l’établissement du Divân-e oghâf, ce fut les juges qui supervisèrent l’administration des waqf.
Mohammad Rezâ Ansâri Ghomi
Traduit par
Pendant plus de trois décennies de domination en Irak, le parti Baas réprima avec beaucoup de violence les différents groupes ethniques et confessionnels du pays. La majorité chiite irakienne fut la principale victime des méthodes staliniennes du parti Baas qui voulait « purifier » la société irakienne et construire une « nouvelle culture » sur les ruines des croyances confessionnelles des chiites irakiens.
Avec la création de la Faculté des Beaux-Arts en 1940, les étudiants iraniens ont pu expérimenter les nouveaux courants de l’art et plus particulièrement l’impressionnisme, un style que l’on appelle « pinceau libre ». L’influence des professeurs étrangers dans cette Faculté permit la découverte par les étudiants iraniens de la vision nouvelle qu’offrait l’art européen,
Touradj Rahnema
Traduit de l’allemand par
Né à Rasht dans le nord de l’Iran, Akbar Râdi est un des dramaturges prolifiques du pays. Ce qui distingue ses pièces de théâtre de bien d’autres n’est pas son choix de thème, mais plutôt sa façon de gérer les dialogues. Sa pièce intitulée Marg dar Pâiz (La mort en automne), dont la première eut lieu en 1967, en est un excellent exemple.
Cette Cité nationale de l’histoire de l’immigration a été récemment créée (2007) et logée dans l’ancien musée des colonies bâti pour l’Exposition coloniale internationale de 1931 ; à cette époque, la France avait de nombreuses colonies de par le monde et cela contribuait grandement à sa richesse et à sa puissance. La décolonisation et l’accession des pays colonisés à l’indépendance auront lieu plus tard,
La Fondation d’architecture Mirmiran organise depuis deux ans un concours de « design conceptuel » pour encourager les jeunes architectes iraniens à réfléchir sur les modalités de la prise en compte des éléments de l’architecture iranienne traditionnelle dans l’architecture moderne. Le thème du concours de cette année était « l’eau et l’architecture ».