Babak Ershadi

182 articles

  • L’hébergement des voyageurs pendant la période islamique

    Farhâd Nazari*
    Traduction :

    Babak Ershadi N° 86, janvier 2013

    Le voyage dans la culture islamique
    De nombreux versets du Coran font allusion au voyage, dont le plus important serait l’Hégire du Prophète en 622, son voyage de La Mecque à Médine qui marque le début du calendrier musulman. L’histoire de l’islam témoigne de la grande importance que la culture musulmane accorde au voyage : le voyage annuel des fidèles pour participer aux cérémonies rituelles du hâjj (pèlerinage obligatoire), le voyage missionnaire pour propager la religion, le voyage pour tirer leçons (...)


  • La vie de Mowlavi

    Babak Ershadi N° 75, février 2012

    Mohammad ebn Mohammad Balkhi, plus connu en Occident sous le nom de Jalâl al-Din Rûmi (1207-1273) fut l’un des plus célèbres mystiques et des plus grands poètes de l’histoire de la littérature persane. De son vivant, il fut surnommé tantôt Jalâl ad-Din (majesté de la religion), tantôt Khodâvandegâr (maître). Ce fut plus tard (probablement à partir du XVe siècle) que les adeptes de l’ordre soufi qui porte son nom le surnommèrent Mowlavi ou Mowlânâ (notre maître). Certains de ses poèmes laissent croire qu’il (...)


  • Coutumes et célébrations religieuses à Yazd

    Babak Ershadi N° 74, janvier 2012

    La province de Yazd est souvent citée pour sa population zoroastrienne. Cependant, c’est aussi l’un des bastions du chiisme iranien et sa population est très religieuse. Ainsi, les cérémonies et les coutumes religieuses islamiques y sont également remarquables. Les cérémonies religieuses
    La majorité des habitants de la province est chiite duodécimaine. Les us et coutumes de la région sont donc profondément marqués par les éléments de la culture religieuse, tant pour les fêtes familiales et les noces que (...)


  • Les évolutions de la mode vestimentaire des Perses,
    de l’époque des califats arabes
    au règne de la dynastie mongole des Timourides

    Babak Ershadi N° 73, décembre 2011

    Il est d’usage de tracer des frontières précises entre les différents aspects de la vie sociale et culturelle de l’Iran, en prétendant pouvoir nettement séparer les deux périodes d’avant et d’après l’islamisation du pays. Cependant, cette démarcation semble arbitraire et n’est pas liée à l’observation des faits et des règles en ce qui concerne les évolutions intellectuelles, mentales et sociales, qui se produisent après l’arrivée d’une nouvelle religion : la vie d’une société ne se bouleverse pas soudainement (...)


  • Les évolutions historiques du chiisme
    à l’époque de la dynastie des Qâdjârs

    Rezâ Niyâzmand
    Traduction :

    Babak Ershadi N° 72, novembre 2011

    L’effondrement de la dynastie des Safavides fut le prélude d’une période difficile pour les savants religieux chiites. Après le renversement de la dynastie chiite par l’armée assaillante des Afghans, les savants religieux chiites perdirent leur influence au niveau de la vie politique pendant une période qui dura près de cinquante ans. La ville d’Ispahan, capitale prestigieuse des Safavides, perdit son importance en tant que centre religieux chiite, et la quasi-totalité des grands savants religieux (...)


  • L’influence du chiisme sur l’art iranien

    Mahdi Hodjat
    Traduction :

    Babak Ershadi N° 72, novembre 2011

    Sagesse et esthétique : deux ailes de l’artiste chiite
    Comment l’art peut s’enrichir de l’influence du chiisme ? Pour répondre à cette question, il faut rappeler les deux éléments constituants de l’art : le concept que l’œuvre d’art veut « montrer », et la manière dont ce concept est représenté. Autrement dit, il y a d’abord le sujet d’une activité artistique, ensuite sa représentation en tant qu’objet d’art. Je qualifie le premier de « sagesse » (hekmat) et le second d’« esthétique ». Pour moi, ce sont les (...)


  • Entretien avec Mme Labkhand Nematiân,
    directrice du service francophone de la radio iranienne

    Babak Ershadi N° 71, octobre 2011

    Pourriez-vous nous présenter brièvement le service international de la radio iranienne ?
    Le service international de l’IRIB est la station de radiodiffusion internationale de l’Iran et dépend de la radio-télévision nationale. Il a été créé en 1956 dans l’objectif de faire connaître l’Iran au reste du monde. En 1956, commencent les émissions en anglais, suivies en 1957 par celles en français. La diffusion se fait par ondes courtes et par satellite (Hotbird, Telstar 12, Arabsat 2D). Les émissions se font en (...)


  • Tradition et modernité : du pèlerinage au tourisme

    Hekmatollah Mollâ Sâlehi
    Traduction et adaptation :

    Babak Ershadi N° 68, juillet 2011

    Les recherches archéologiques, les documents historiques et les études anthropologiques confirment tous que le pèlerinage et plus spécifiquement la "visite pieuse" (ziyârat) constitue un comportement spirituel et une expérience religieuse dont les racines remontent aux origines les plus anciennes de toutes les cultures et grandes civilisations. Plus les cultures et les populations étaient religieuses, plus elles développaient des rituels de pèlerinage. Les pèlerins offraient des richesses (...)


  • Le pèlerinage annuel au monastère arménien de saint Thaddée

    Babak Ershadi N° 68, juillet 2011

    Le roi d’Arménie, Sanatruk (en latin, Sanatrocès) tomba grièvement malade, et ses médecins ne trouvèrent aucun remède à son mal.
    Le roi avait entendu dire qu’un prophète était apparu à Bethléem en Palestine, et qu’il avait guéri les malades, rendu la vue aux aveugles et revivifié les morts. Il envoya donc ses hommes en Palestine pour trouver un apôtre de ce nouveau prophète afin qu’il vienne le sauver de la mort. Ainsi, Thaddée (Jude, selon la tradition latine) se rendit en Arménie vers l’an 40 de l’ère (...)


  • L’agression militaire irakienne, l’occupation de Khorramshahr et la réaction des pays de la région

    Esmâ’il Mansouri
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 67, juin 2011

    L’armée du régime de Saddam Hussein déclencha son offensive générale contre la République islamique d’Iran le 22 septembre 1980 en se servant de toutes ses forces terrestres, aériennes et maritimes. Au début de cette agression militaire contre l’Iran, l’armée de terre irakienne était composée de 48 corps : 12 divisions (5 divisions d’infanterie, 5 division blindées, 2 divisions motorisées), 15 brigades indépendantes (10 brigades d’infanterie, 1 brigade blindée, 1 brigade motorisée, 3 brigades de forces (...)


  • La libération de Khorramshahr et les répercussions de l’opération « Beyt-ol-Moghaddas »

    Nosratollâh Vaziri
    Traduction et adaptation :

    Babak Ershadi N° 67, juin 2011

    Les succès de l’opération baptisée « Beyt-ol-Moghaddas », ainsi que la libération de Khorramshahr furent un choc majeur et eurent une vaste répercussion médiatique dans le monde. Les nouvelles de cette victoire militaire iranienne firent la une des journaux et le sujet des commentaires politiques et militaires des médias internationaux. Selon les observateurs et les analystes des événements qui se produisaient pendant la guerre imposée par le régime irakien à la République islamique d’Iran, l’opération (...)


  • La symbolique des drapeaux iraniens depuis l’Antiquité jusqu’au début de la période safavide

    Marjân Salavâti
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 67, juin 2011

    Les symboles ornant les drapeaux de l’Antiquité iranienne possédaient des significations et des fonctions particulières dont les racines remontaient à la nuit des temps. Ces drapeaux, brandis par les Iraniens à diverses occasions comme les guerres, les expéditions militaires ou les cultes et cérémonies religieuses, pouvaient traduire une réussite éclatante ou une victoire sur l’ennemi. Et bien que ces drapeaux aient durablement véhiculé des symboles importants de l’identité iranienne dans (...)


  • Le tapis persan et le kilim d’Orient

    Babak Ershadi N° 66, mai 2011

    Dans les documents en persan ancien, le mot honar (هنر) qui signifie « art » dans le persan moderne, est très présent. Les origines de ce mot remontent d’abord au sanskrit, ensuite à la langue avestique. Mais rien ne nous prouve que ce terme ait exactement la même signification (art) dans les langues anciennes que dans le persan moderne. Les recherches linguistiques semblent confirmer que dans les langues anciennes, le mot honar avait une portée beaucoup plus large que sa signification restrictive (...)


  • Sâveh, la ville des grenades

    Babak Ershadi N° 65, avril 2011

    Le nom de « Sâveh » ne semble pas être mentionné tel quel dans les documents préislamiques, pourtant l’existence de vestiges datant de la période des Sassanides prouve que la région était prospère avant l’islam.
    Dans un récit islamique lié aux triples signes extraordinaires de la naissance du Prophète de l’islam, le nom de la ville a été pourtant mentionné : 1) l’effondrement de la voûte du palais de Ctésiphon, capitale mésopotamienne des Sassanides, 2) l’extinction inattendue des feux dans le plus grand (...)


  • Shâzand
    ville de légendes et de montagnes

    Babak Ershadi N° 65, avril 2011

    Le mont Shâzand, situé dans le département du même nom, est un lieu vénéré par les Zoroastriens. Ce mont se situe au nord-ouest du village de Gourezar, dans la commune d’Anaj-Bakhsh Khondâb, dans le département d’Arâk. Actuellement, l’accès au mont Shâzand est assuré par une route secondaire de 8 km qui le relie à la route Arâk-Malâyer. Dans un livre publié en 1963, M. Ebrâhim Dehgân écrit :
    « Sur le mont Shâzand, il y a une petite grotte, vénérée depuis longtemps par les Zoroastriens. Selon la légende, après (...)


  • Sarâ-ye Mehr*
    (Le Sérail du Soleil)

    Traduction :

    Babak Ershadi N° 65, avril 2011

    Faisant partie du complexe historique du bazar d’Arâk, Sarâ-ye Mehr (le Sérail du Soleil) est un magnifique caravansérail ancien situé derrière la mosquée de Hâdj Aghâ Taghi Khân. Le bâtiment du caravansérail a été restauré à l’initiative de la préfecture d’Arâk et de l’Organisation des œuvres pieuses et caritatives de la province Markazi. Le Sérail du Soleil a été inauguré en 2004, sur l’emplacement de l’ancien caravansérail pour faire connaître l’artisanat de la province au public, surtout aux touristes iraniens (...)


  • L’esthétisme de la calligraphie islamique

    Alirezâ Hâshemi-Nejâd
    Traduit par :

    Babak Ershadi N° 62, janvier 2011

    Introduction
    L’œuvre d’art est le résultat d’un processus complexe dont les composantes principales sont recherche, réaction au milieu, sensibilité, choix de matériaux et de thèmes. La combinaison de ces composantes donnerait à la création artistique une signification particulière. Il est évident que l’analyse et l’évaluation esthétique de l’œuvre d’art ne peuvent pas rester indifférentes à l’influence et au mode de combinaison de ces éléments.
    L’évaluation rationnelle de l’œuvre d’art est une discipline dont (...)


  • La calligraphie de l’époque des deux premiers empereurs safavides
    Shâh Esmâ’il et Shâh Tahmâsb
    1501-1576

    Priscilla Soucek*
    Traduit par :

    Babak Ershadi N° 62, janvier 2011

    A partir de la prise du pouvoir politique par les Safavides, l’art calligraphique connut un essor important en Iran. L’idée dominante de l’époque consistait à considérer que l’artiste calligraphe se soumettait à un ensemble de traditions qui prédéterminait à la fois l’aspect visuel de l’écriture et le but de son usage. Cependant, il était admis que le calligraphe avait le droit de contribuer à l’amélioration de ce patrimoine calligraphique et d’être même un facteur de perfection des techniques de son métier, (...)


  • Le Coran et les hadiths : deux sources d’inspiration de la philosophie islamique

    Seyyed Hossein Nasr
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 60, novembre 2010

    Si nous évaluons la philosophie islamique à l’aune des critères de la tradition du rationalisme occidental, nous ne verrons en la philosophie islamique qu’une version arabisée de la philosophie grecque de l’école d’Alexandrie. De ce point de vue, la philosophie islamique aurait servi de relais pour la transmission des éléments spécifiques et significatifs de l’héritage de l’Antiquité à la civilisation occidentale du Moyen-âge. Mais si nous examinons la philosophie islamique par les critères qui sont les (...)


  • L’importance de Mollâ Sadrâ dans la philosophie iranienne et islamique

    Seyyed Hossein Nasr*
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 60, novembre 2010

    Sadreddin Mohammad Shirâzi, plus connu sous le nom de "Mollâ Sadrâ" naquit dans la ville de Shirâz. Sa date de naissance nous est restée inconnue pendant longtemps, jusqu’à ce que des chercheurs découvrent il y a quelques décennies la copie d’un manuscrit original de Mollâ Sadrâ portant une inscription de l’auteur : « J’ai appris ce point à l’aube du vendredi 7 Jomâdâ al-Awwal de l’an 1037, à l’âge de 58 ans. » D’après cette note, Mollâ Sadrâ serait né à Shirâz vers 979 ou 980 de l’Hégire (correspondant à 1572 (...)


  • Les thèmes majeurs de la pensée de Khayyâm à travers ses quatrains

    Aïda Abâdpour
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 59, octobre 2010

    Abolfath Omar ibn Ibrahim Khayyâm naquit vers 439 de l’Hégire (1050) dans un village près de Neyshâbour qui était à cette époque-là l’un des derniers refuges des zoroastriens qui vivaient encore en Perse. En effet, le feu du grand temple Barzin-Mehr brûlait à Neyshâbour depuis la période préislamique. Par ailleurs, Neyshâbour était l’une des cités importantes du Grand Khorâssân, fréquentée souvent par les voyageurs de la route de la Soie et habitée par de grands savants et penseurs.
    Le père d’Omar, Ibrâhim, (...)


  • La mort dans les Robâiyât de Khayyâm

    Mahdi Banaï Jahromi
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 59, octobre 2010

    Une réflexion philosophique sur la mort :
    "La mort est à peine pensable : dans ce concept d’un total nihilisme, on ne trouve rien où se prendre, aucune prise à laquelle l’entendement puisse s’accrocher. La "pensée" du rien est un rien de la pensée, le néant de l’objet annihilant le sujet. (…) Dès lors, problème : en quoi peut bien consister la "méditation sur la mort" que l’on trouve chez les sages de l’Antiquité ? Le sage ne penserait-il alors à rien du tout, puisqu’il n’y a rien (...)


  • Le Tâlesh : berceau de la civilisation « Kâdous* »

    Mohammad Rezâ Khal’atbari (Directeur des fouilles archéologique à Tâlesh)
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 58, septembre 2010

    La région du Tâlesh est située dans la partie septentrionale de la province du Guilân, le long de la côte de la mer Caspienne, de 48°,37’ à 49°,14’ de longitude est et de 37°,14’ à 38°,17’ de latitude nord. La superficie du Tâlesh est de 2215 km². Le Tâlesh est voisin d’Astârâ (Guilân) au nord, d’Ardebil et de Khalkhâl (province d’Ardebil) à l’ouest, de Some’sarâ (Guilân) au sud, et de la mer Caspienne à l’est.

    La ville de Hashtpar est le centre de cette région qui compte quatre communes : Hashtpar, Havigh, Kargânroud et Assâlem. Du point de vue de la géographie naturelle, le département se divise en deux zones :


  • Typologie de l’habitat rural dans la plaine orientale du Guilân

    Pouyâ Miryoussefi (architecte professeur à l’Université du Guilân)
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 58, septembre 2010

    Outre la diversité naturelle et environnementale, le Guilân est également caractérisé par sa diversité architecturale, issue notamment de la variété des climats et des conditions de vie de la population. Cette diversité est présente dans la structure spatiale et la forme des bâtiments, les techniques de construction, la nature et les types de matériau, les décorations, les fonctionnements, et la disposition des bâtiments secondaires.

    En fonction des variables topographiques et géographiques, la province du Guilân se divise en neuf zones bien distinctes :


  • Promenade culinaire dans Les Mille et une Nuits

    Traduction française d’Antoine Galland*
    Texte présenté par

    Babak Ershadi N° 57, août 2010

    « Sire, dit Schéhérazade, en adressant la parole au sultan, sous le règne du calife Haroun Al-Rachid, il y avait à Bagdad, où il avait sa résidence, un porteur qui, malgré sa profession basse et pénible, ne laissait pas d’être homme d’esprit et de bonne humeur. Un matin qu’il était, à son ordinaire, avec un grand panier à jour près de lui, dans une place où il attendait que quelqu’un eût besoin de son ministère, une jeune dame de belle taille, couverte d’un grand voile de mousseline, l’aborda, et lui dit d’un air gracieux : « Écoutez, porteur, prenez votre panier, et suivez-moi. »


  • Une ambassadrice de l’art culinaire iranien : Najmieh Batmanglij

    Babak Ershadi N° 57, août 2010

    Mme Najmieh Batmanglij est née en 1947 à Téhéran. Son premier livre de cuisine a été publié à Paris en 1984 et est intitulé Ma cuisine d’Iran. Ce livre s’organise en deux grands chapitres : la cuisine nationale (riz, méthodes de faire cuire le riz, pain, fruits et légumes, boissons et dessert, accompagnements essentiels) et la cuisine régionale (Iran du nord, Khouzestân, Ispahan, Azerbaïdjan, Iran méridional, Iran central, Kurdistan).

    Après s’être installée aux Etats-Unis, elle a cofondé avec son mari une maison d’édition à Washington D.C.


  • La cuisine iranienne au centre de la Route de la Soie

    Najmieh Batmanglij
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 57, août 2010

    Dans son livre intitulé « La cuisine de la route de la Soie : Un voyage végétarien » [Silk Road Cooking : A Vegetarian Journey] (2002), Mme Najmieh Batmanglij a regroupé plus de 150 recettes de la cuisine végétarienne des pays de la route de la Soie. La route de la Soie n’était pas seulement une voie du transit des marchandises, mais aussi celle des pensées, des croyances, des us et coutumes, des modes de vie, des ingrédients de cuisine, des recettes, et des goûts.


  • Le waqf de livres en islam et le waqf de livres à l’époque des Safavides

    Ali Rafi’i* & Mohammad Bâgher Sajâdi Khorâsgâni**
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 56, juillet 2010

    Dès le début de la période islamique, le waqf de livres fut considéré comme un exemple noble de « don charitable » et d’« œuvre bonne » méritant une grande récompense de Dieu dans l’Au-delà et garantissant la réputation du donateur qui s’attirait ainsi le respect de la postérité.


  • Les waqfs des Iraniens à Nadjaf

    Mohammad Rezâ Ansâri Ghomi
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 56, juillet 2010

    Pendant plus de trois décennies de domination en Irak, le parti Baas réprima avec beaucoup de violence les différents groupes ethniques et confessionnels du pays. La majorité chiite irakienne fut la principale victime des méthodes staliniennes du parti Baas qui voulait « purifier » la société irakienne et construire une « nouvelle culture » sur les ruines des croyances confessionnelles des chiites irakiens.


  • Les tribus nomades d’Iran*

    Babak Ershadi N° 54, mai 2010

    Le nomadisme est l’une des formes les plus anciennes de la vie humaine. Certains avantages dans le mode de vie nomade ont garanti sa survie jusqu’aux temps modernes. A l’ère de la technologie et de la révolution de la communication, le nomadisme révèle un nouvel aspect de son dynamisme en tant que source inépuisable d’attrait touristique. L’habitat, le mode de vie, la langue et la musique, la danse, le folklore, l’art culinaire, l’artisanat, les habits, les cérémonies et les cultes, les fêtes et les noces… font partie des attraits originaux et relativement peu connus du grand public que le nomadisme offre à l’industrie du tourisme.


  • Les tribus nomades et la politique

    Alirezâ Goudarzi
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 54, mai 2010

    Au cours de l’histoire de notre pays, les tribus nomades ont toujours constitué une réserve de soldats et de guerriers pour défendre le territoire iranien face aux assauts des puissances étrangères. Les hommes des tribus nomades mettaient ainsi leur force de combat à la disposition des rois et des pouvoirs politiques. Le nomadisme a donc eu une importance à la fois économique, politique, défensive et militaire tout au long de l’histoire de l’Iran.


  • Trois monuments en pierre de la période seldjoukide

    Ahad Parsâ Qods
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 51, février 2010

    Les trois monuments présentés dans cet article se singularisent par le fait que, contrairement à la majorité des ouvrages architecturaux de la période seldjoukide, généralement en brique, ces trois monuments sont en pierre : Gonbad [1] ’آli à Abarkouh datant du milieu du XIe siècle (figure n° 1), Gonbad Sheikh Djonayd à Tourân Posht construit au milieu du XIIe siècle (figure n° 2) et Djabal Sang à Kermân (figure n° 3). Les deux premiers monuments se situent au centre de l’Iran et sont relativement proches (...)


  • Khâdjeh Nezâm-ol-Molk

    Sirous Ghaffâriân
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 51, février 2010

    Les chercheurs et les historiens de la pensée politique considèrent souvent la pensée grecque (Platon, Aristote) comme source théorique principale des systèmes politiques. Mais l’œuvre de Khâdjeh Nezâm-ol-Molk Toussi semble échapper à cette règle, car elle est se situe hors du système de pensée gréco-romain. Le bilan de trente ans d’activités politiques de Nezâm-ol-Molk à la tête de l’administration civile de l’Empire seldjoukide nous montre l’attachement qu’accordait le grand vizir au développement de la (...)


  • Entretien avec Nadjafqoli Habibi, correcteur des œuvres philosophiques d’Avicenne*

    Traduit par

    Babak Ershadi N° 48, novembre 2009

    Sharh-e Talwihât (Le commentaire des Allusions) de Ibn Kamouneh, édité et corrigé par M. Nadjafqoli Habibi, vient d’être publié récemment en trois volumes par l’édition Mirâs-e Maktûb. Les trois volumes de cet ouvrage sont consacrés respectivement à la logique, aux sciences naturelles et à la théologie. Talwihât (Les Allusions) est l’un des livres les plus célèbres de Sohrawardi dont le chapitre réservé à la théologie avait été déjà publié dans les Œuvres philosophiques et mystiques de Sohrawardi sous la (...)


  • Les détracteurs d’Avicenne

    Dr. Mohsen Jahânguiri*
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 48, novembre 2009

    Hossein ibn Abdallah (428-373, H.), alias Ibn Sinâ (Avicenne pour les Européens) fut sans nul doute l’un des plus grands génies de toute l’histoire de l’humanité. Son œuvre et ses pensées ont donné au mouvement culturel, scientifique et philosophique du monde musulman un essor important qui l’influença durablement ainsi que le monde entier. Pendant plusieurs siècles, les savants et les érudits ont étudié avec enthousiasme les œuvres d’Avicenne et de grands maîtres ont enseigné ses ouvrages. De nombreux (...)


  • Jean Chardin*

    Gholâm-Ali Homâyoun
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 46, septembre 2009

    Jean Chardin, fils d’un riche bijoutier parisien, est né le 16 novembre 1643 (1053 de l’Hégire) à Paris. En 1665, Chardin, qui a hérité de son père une passion pour le commerce, se rend en Orient pour y faire le commerce des pierres précieuses.
    La même année, il part d’Istanbul, traverse l’Asie mineure d’ouest en est, et visite l’Arménie avant de se rendre à Tabriz, puis à Qazvin. Lorsqu’il arrive à Qom, il obtient l’autorisation de visiter le saint mausolée de Fâtemeh Ma’soumeh, sœur cadette de l’Imâm Rezâ. (...)


  • Nassireddin Tûsi

    Elhâm Badi
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 45, août 2009

    Mohammad Ibn Hassan Djahroudi Tûsi, surnommé Khâdjeh Nassireddin Tûsi, naquit en l’an 1200 à Tûs. Il se passionnait pour les sciences, et devint très jeune le plus grand mathématicien, astronome et philosophe de son temps. Il a ainsi été l’une des plus influentes personnalités du monde musulman. Il apprit les sciences théologiques auprès de son père, et la logique et la philosophie auprès de son oncle, Bâbâ Afzal Ayoubi Kâchâni. A la fin de ses études à Neychâbour, il était déjà considéré comme un grand (...)


  • Les personnages des contes iraniens

    Pegah Khadish
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 43, juin 2009

    Dans la structure des œuvres narratives, notamment dans les contes et les fables de la littérature orale, les personnages comptent parmi les éléments fondamentaux du récit. C’est grâce à la présence des personnages que prennent forme les événements et les situations. Les fonctions que remplissent les différents personnages d’un récit sont les moteurs des événements narratifs. Dans sa Morphologie des contes de fées, le célèbre formaliste russe, Vladimir Propp (1928-1970) fonde son système d’analyse des (...)


  • Les berceuses des mères kurdes

    Hâshem Salimi
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 43, juin 2009

    Les berceuses sont les mélodies de l’inconscience endormie des mères à travers le monde et dans toutes les cultures. Ces chansons folkloriques reflètent les croyances, les aspirations et le mode de vie de chaque époque. D’un point de vue sociologique, les berceuses peuvent également être considérées comme le cri étouffé des femmes opprimées par les injustices et les inégalités sociales qui marquent fortement les communautés fondées sur la structure patriarcale de la cellule familiale.
    Dans ce contexte (...)


  • L’empreinte de la culture populaire dans le Masnavi de Djalâl al-Din Roumi

    Mehrân Afshâri
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 43, juin 2009

    Mowlânâ Djalâl al-Din Roumi (1207-1273) composa son Masnavi pour enseigner les principes de la sagesse à ses disciples et adeptes dont la plupart était issue des couches inférieures de la société. C’est la raison qui explique en grande partie l’usage très fréquent, dans cet ouvrage, des allusions et des allégories provenant de la culture populaire, accessibles et compréhensibles par le plus grand nombre. Nous pouvons donc trouver, dans cet ouvrage, l’empreinte des croyances et us et coutumes, ainsi que (...)


  • Les cartes de vœux fabriquées à Neyshâbour*

    Ali Bouzari**
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 43, juin 2009

    Aux XVIIIe et XIXe siècles, à l’époque des Qâdjârs, apparurent de nombreuses formes d’arts et d’artisanats populaires. Ils eurent souvent un destin commun : ils fleurirent pendant quelques années ou quelques décennies, tombèrent ensuite très rapidement en désuétude, et il n’en restait plus tard que des souvenirs plus ou moins nostalgiques. Tel fut notamment le sort réservé au style de la peinture populaire de café (Ghahveh-Khâneh), la peinture sur vitre…
    Eïdi-Sâzi, ou l’art de la fabrication de cartes de (...)


  • La gendarmerie nationale d’Iran

    Rezâ Bastâmi
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 41, avril 2009

    Au début du XXe siècle, pendant les premières années du mouvement constitutionnaliste, la nécessité de l’existence d’une force militaire centralisée, puissante et efficace, capable d’assurer l’autorité du gouvernement central sur l’ensemble du territoire se fit ressentir. Cependant, les premières initiatives pour former une telle force échouèrent, jusqu’à ce que les évolutions politiques de l’époque de la révolution constitutionnelle révèlent l’urgence de la formation d’une « organisation militaire fiable ». (...)


  • La gendarmerie et les puissances étrangères

    Rezâ Bastâmi
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 41, avril 2009

    Les Britanniques
    La Grande-Bretagne a soutenu, dès le début, l’idée de la création d’une gendarmerie nationale en Iran. En réalité, les Britanniques souhaitaient que cette organisation militaire joue le rôle d’un contrepoids face à l’influence de la Russie sur la Brigade des cosaques.
    Les officiers suédois avaient une confiance totale dans les Britanniques et n’avaient pas compris tout de suite les intentions du gouvernement de Londres. Au départ, le colonel Hjalmarson se rendit tous les jours à (...)


  • Les systèmes de chronologie dans l’Antiquité iranienne

    Ali Safipour
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 40, mars 2009

    Depuis des époques très reculées, les Iraniens ont accordé une importance toute particulière à la chronologie, science de la fixation des dates des évènements historiques, à l’établissement du calendrier en tant que système de mesure du temps pour les besoins de la vie quotidienne, et à l’astronomie, science des astres, des corps célestes et de la structure de l’univers. Les grands astronomes de la période islamique étaient les héritiers de cette passion ancienne : Ibn Heysam, Abou Reyhân Birouni, Abou Sahl (...)


  • Les calendriers et les systèmes de chronologie en Iran du VIIe siècle à nos jours

    Farid Ghâssemlou*
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 40, mars 2009

    Après l’effondrement de l’Empire sassanide au VIIe siècle et l’islamisation de la Perse, l’usage du calendrier de l’Hégire s’est développé dans les différentes régions iraniennes. Cependant, au cours des huit siècles qui ont suivi l’islamisation de la Perse, d’autres systèmes de chronologie ont été utilisés parallèlement au calendrier de l’Hégire lunaire, car la nécessité de l’existence d’un calendrier solaire était toujours ressentie, surtout par les pouvoirs politiques, pour des raisons socioculturelles et (...)


  • L’absence de la division du temps en semaine dans le système de chronologie de l’Antiquité iranienne

    Ali Safipour
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 40, mars 2009

    La semaine est la division du temps en périodes de sept jours consécutifs. Aujourd’hui cette division du temps existe dans la plupart des systèmes de chronologie, dont le système de chronologie iranienne. Mais la division du temps en périodes de sept jours existait-elle également dans l’Antiquité iranienne ? Dans cet article, nous analyserons les rapports et les points de vue relatifs aux jours de la semaine, pour éclaircir la place de la division du temps en périodes de sept jours dans le système (...)


  • l’organisme officiel chargé du calendrier en Iran*

    L’Institut de Géophysique de l’Université de Téhéran

    Babak Ershadi N° 40, mars 2009

    L’Institut de Géophysique de l’Université de Téhéran, qui détermine tous les ans l’heure exacte du passage à la nouvelle année iranienne, est également chargé depuis l’an 2000 d’élaborer le calendrier officiel du pays. Ainsi, cette institution scientifique est devenue l’organisme chargé du calendrier en Iran.
    La géophysique est une science qui étudie la Terre par les méthodes de la physique. Les origines de cette science moderne remontent à la seconde moitié du XVIe siècle et aux travaux du physicien anglais (...)


  • Le patriarcat arménien de Jolfâ et ses relations tumultueuses avec Rome

    Babak Ershadi N° 38, janvier 2009

    Au début du XVIIe siècle, après s’être installés à Jolfâ, les immigrés arméniens y fondèrent leur patriarcat pour administrer les affaires religieuses de la population arménienne. A Jolfâ de Nakhitchevan, les Arméniens avaient une église et un monastère dédiés à Saint Amenaprgich (Saint Sauveur). C’est la raison pour laquelle les Arméniens d’Ispahan construisirent dans le quartier Jolfâ une petite église dans un petit monastère du même nom. Cependant, ce dernier n’avait pas assez de place pour loger les (...)


  • La peinture iranienne et le modernisme (II)

    Shohreh Golazâd
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 38, janvier 2009

    Le cubisme
    Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le premier groupe de diplômés de la Faculté des Beaux-Arts de l’Université de Téhéran est revenu d’Europe. Dans les expositions de leurs œuvres à Téhéran, ces jeunes peintres ont introduit une nouvelle vague dans les milieux artistiques du pays, grâce aux nouvelles techniques acquises en Europe. Cela contribua à accélérer le déclin de la peinture académique et du naturalisme de Kamâl-ol-Molk et de ses disciples, d’inspiration diamétralement opposées à (...)


  • L’industrie navale iranienne au XVIIIe siècle, Nâder Shâh et l’histoire de son bâtiment de guerre

    Djaafar Sepehri
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 37, décembre 2008

    Des documents occidentaux, qu’ils soient anciens ou modernes, prétendent injustement que les Perses, au cours de leur Histoire plusieurs fois millénaire, n’ont jamais été un peuple navigateur. Mais contrairement à ce jugement hâtif et insuffisamment documenté, il est à noter qu’au moins pendant certaines périodes importantes de l’histoire de l’Iran, les forces navales et les flottes de commerce ont joué un rôle décisif dans le destin des Perses.
    Dans la mythologie iranienne, la construction du premier (...)


  • La peinture iranienne et le modernisme (I)

    Shohreh Golazâd
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 37, décembre 2008

    Introduction Les premiers contacts avec le monde occidental
    La Perse antique fut la première puissance asiatique à établir des contacts avec le berceau de la civilisation occidentale, la Grèce. Après la conquête de la Perse par l’armée d’Alexandre, la culture perse a subi l’influence de la civilisation grecque pendant deux siècles ; néanmoins les dynasties arsacide et sassanide ont assuré la renaissance de la culture perse, de sorte que la culture et l’art persans sont devenus de nouveau une source (...)


  • Les frontispices des ouvrages imprimés à l’époque qâdjâre

    Ali Bouzari
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 36, novembre 2008

    L’enluminure (en persan : تذهیب) est une peinture ou un dessin exécuté à la main, qui décore ou illustre un texte la plupart du temps manuscrit.
    Les premiers manuscrits enluminés sont les ouvrages de l’Egypte pharaonique, constitués de papyrus et en forme de rouleaux plus ou moins larges. Le parchemin était le support par excellence de l’enluminure. Le papyrus est très fragile et boit facilement l’encre et les couleurs, tandis que le parchemin est beaucoup plus résistant et offre plus de possibilités à la (...)


  • L’influence française et arabe sur la genèse du roman historique en Iran

    Babak Ershadi N° 35, octobre 2008

    S’il est difficile de donner une définition exacte du genre littéraire romanesque à partir de ce qu’il est, nous pouvons pourtant adopter une approche inverse, en essayant d’identifier ce qui le fait distinguer des autres genres littéraires : le roman, genre littéraire narratif, se distingue du mythe par son attribution à un auteur, du récit historique par son caractère fictif, de l’épopée par son usage de la prose, du conte et de la nouvelle par sa longueur, du simple "récit" par la plus grande (...)


  • La province du Sistân et Baloutchistân

    Babak Ershadi N° 35, octobre 2008

    La province du Sistân et Baloutchistân (persan : Sistân-o-Baloutchestân سیستان و بلوچستان) est la deuxième plus grande province d’Iran, avec une superficie de 187 502 km². La province est située par 25° 3’ à 31° 28’ de latitude nord et 58° 47’ à 63° 19’ de longitude est. Elle se trouve au sud-est du pays, à la frontière avec le Pakistan (900 km) et l’Afghanistan (300 km). Le littoral sud de la province du Sistân et Baloutchistân, bordant la mer d’Oman, est long de 270 km. Cette province est située au sud de la province (...)


  • Entretien avec la guitariste Lily Afshâr

    Sadjâd Tabrizi & Hâmed Nayyeri
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 34, september 2008

    Née à Téhéran, Lily Afshar commença à apprendre la guitare dès l’âge de dix ans. Diplômée du prestigieux Conservatoire de Boston, elle a également un Master de musique du Conservatoire de Nouvelle-Angleterre. Elle est également la première femme à avoir obtenu un doctorat de musique à l’Université de l’Etat de Floride (Florida State University), ainsi que la première guitariste femme dans le monde ayant réussi à obtenir un doctorat de musique pour ses performances musicales. En 1986, elle figurait parmi les (...)


  • Le Taj Mahal et l’héritage de l’architecture iranienne en Inde

    Hossein Soltânzâdeh
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 33, août 2008

    La construction des monuments funéraires à la mémoire des grandes personnalités est une vieille tradition en Iran. Les sépultures royales des Achéménides à Naghsh-e Rostam, à quelques kilomètres du site historique de Persépolis en sont des exemples antiques. Cette tradition a été maintenue pendant la période islamique. A partir des XVe et XVIe siècles, sous le règne de la dynastie mongole des Timourides (descendants de Tamerlan), l’architecture funéraire prit son essor, et les monuments funéraires (...)


  • Le Café Azéri

    Babak Ershadi N° 33, août 2008

    Le café moderne - lieu public où les clients peuvent consommer des boissons - est en réalité le résultat de la métamorphose des anciens magasins qui vendaient du café. Ces magasins se sont transformés peu à peu en "Maison de café" (en persan : Ghahveh-Khaneh قهوه خانه ) car ils commençaient à servir du café aux clients.
    C’est en premier dans la péninsule arabique que le café est devenu un produit populaire. C’est pourquoi les premières maisons de café apparurent d’abord en Arabie. La consommation du café s’est (...)


  • Du "Sinus Persicus" au "golfe Persique"

    Représentation occidentale du golfe Persique de l’Antiquité au XVIIIe siècle

    Babak Ershadi N° 32, juillet 2008

    L’Atlas historique du Golfe Persique a été publié en novembre 2006 en Belgique par l’édition Brepols, dans la prestigieuse collection de "Terrarum Orbis". Cet atlas est le résultat d’une collaboration fructueuse entre l’Ecole pratique des Hautes études de Paris, l’Université de Téhéran et le Centre de documentation du ministère iranien des Affaires étrangères, dans un projet de recherche scientifique et académique qui a duré deux ans. La publication d’un atlas de cartes historiques du Golfe Persique se (...)


  • Trois îles iraniennes dans le golfe Persique : Abou Moussa, la Grande Tomb et la Petite Tomb*

    Babak Ershadi N° 32, juillet 2008

    La Petit Tomb est une toute petite île du Golfe Persique de 1,5 sur 1 km, située à 32 km des côtes iraniennes. La Grande Tomb se situe à 25 km des côtes iraniennes et à 64 km au sud-ouest de l’île iranienne de Qeshm, la plus grande île du Golfe Persique.
    L’île d’Abou Moussâ se situe presque au milieu du Golfe Persique, à quelques kilomètres de Siri, une île iranienne du Golfe Persique. Depuis des temps très reculés, ces trois îles font partie intégrante du territoire iranien, même si la souveraineté (...)


  • Vafs, un village antique de la province du Centre

    Mehdi Hosseini
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 32, juillet 2008

    Situé dans la province du Centre (Markazi), Vafs fut autrefois une agglomération mède. Pendant la période islamique, il a fait partie des villages de la région de Djébâl, qui englobait les départements centraux actuels. Lors de la première division administrative moderne de l’Iran en 1937, le village est devenu une commune du département d’Arak. Et enfin, en 2003, Vafs a été incorporé à la commune de Komidjan. Ce village se situe à 49° 23’ de longitude est et 34° 51’ de latitude nord.
    Situation (...)


  • La musique actuelle en Iran : divergence entre l’être et le paraître

    Mohammad-Rezâ Fayyâz
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 31, juin 2008

    Étudier la situation actuelle de la musique en Iran a son importance. L’art musical en Iran mérite d’autant plus l’attention qu’il est aujourd’hui agité en profondeur. La croissance et la diversité des activités et créations musicales, et les efforts manifestés pour dialoguer, malgré les difficultés socio-historiques, par les différentes générations iraniennes, tout cela est la preuve d’un intérêt croissant porté à la musique en Iran. Grâce aux possibilités de communication, les Iraniens ont l’intention (...)


  • Le documentaire animé, un nouveau regard sur le monde

    Rokhsâreh Ghâem-Maghâmi
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 31, juin 2008

    L’expression "documentaire animé" paraît, de prime abord, associer deux concepts contradictoires. En effet, le film documentaire est défini traditionnellement comme une œuvre cinématographique objective qui colle étroitement à la réalité extérieure. Il se donne pour mission d’exprimer la vérité sans qu’il y ait de manipulation ni d’artifice. Quant à l’animation (dessin animé), elle est conçue comme une pure fiction, créée, image par image, par l’artiste, sans qu’il y en ait d’équivalent dans le monde (...)


  • Les vêtements de femme à l’époque safavide (1502-1722)

    Faranak Jahânguiri
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 30, mai 2008

    Le nombre de documents qui nous sont parvenus de l’époque safavide prouve l’importance de la mode vestimentaire à cette période de l’histoire iranienne par rapport aux époques précédentes. Des habits, ainsi que des documents, des peintures et autres ouvrages visuels datant des Safavides, nous renseignent dans une large mesure sur l’habillement masculin et féminin dans la Perse du XVIe siècle jusqu’au début du XVIIIe siècle, et sur ce que nous pouvons appeler sans hésitation "les métiers de la mode" (...)


  • Fête de Sadeh

    Grandes festivités universelles du feu

    Babak Ershadi N° 29, avril 2008

    Sadeh (qui veut dire littéralement "centaine" en persan) est la fête de l’apparition du feu, une centaine de jours après la fin de l’été ou une centaine de jours avant le début du printemps, selon la légende. La fête de Sadeh est une fête aussi ancienne que Norouz ou Mehregân. Elle était la plus grande fête du feu de l’antiquité iranienne et également l’une des plus grandes solennités des Perses. A ce titre, elle était célébrée avec magnificence et par des cérémonies publiques. Lorsqu’arrivait le soir de la (...)


  • La miniature iranienne : un art vieux comme le monde

    Babak Ershadi N° 29, avril 2008

    Les peintures rupestres découvertes dans la grotte de Dosheh, dans la province du Lorestan, vieilles d’environ dix mille ans, seraient probablement les "œuvres picturales" les plus anciennes découvertes en Iran. Pendant la période préislamique, les œuvres picturales décoraient souvent les murs des grands monuments royaux, depuis les Achéménides jusqu’aux Sassanides, en passant par la courte domination hellénique avec le règne des Séleucides et des Arsacides. Après l’islamisation de l’Iran à partir du (...)


  • du contrat de concession de Darcy à l’accord Gass-Golshayan

    Le pétrole en Iran

    Babak Ershadi N° 28, mars 2008

    Le premier contrat de concession pour l’exploitation du pétrole en Iran a été accordé en 1901 (1280 du calendrier iranien) à un homme d’affaire britannique, William Knox D’Arcy (1849-1917). Ce contrat de concession devint alors célèbre sous le nom d’ "accord de D’Arcy". Au départ, ni l’homme d’affaires britannique, ni l’Etat iranien ne prirent le contrat au sérieux. D’Arcy avait même envisagé la résiliation du contrat, après plusieurs années d’exploration inutiles qui n’avaient pas abouti à la découverte de (...)


  • Izeh : capitale de l’Elam, berceau du peuple Bakhtiyâri

    Kiyanoush Limouchi
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 28, mars 2008

    La ville d’Izeh se situe au Khûzistân, au Nord-est du chef-lieu de la province, Ahvaz. A proximité des départements de Masdjed-Soleimân et de Bâq-Malek (Khûzistân), Izeh avoisine les deux provinces de Kohgîluyeh-Boyer’Ahmadi (Est) et Tchâhâr Mahâl-Bakhtiyâri (Nord). Selon les dernières divisions administratives, le département d’Izeh compte huit communes : Centre, Pione, Morqâ, Susan est, Susan ouest, Donbâléroud nord, Donbâléroud sud, et Dehdez. Le département d’Izeh a une superficie de 4035 km² et abrite (...)


  • Les Bakhtiyâris

    Babak Ershadi N° 28, mars 2008

    La tribu Bakhtiyâri est l’une des plus grandes tribus Lor de la région montagneuse du Zagros central. Les membres de la tribu Bakhtiyâri se considèrent comme les Grands Lors en opposition aux Petits Lors qui habitent dans la province du Lorestan (au nord) et de la province de l’Ilâm (ouest). L’historien Hamdollâh Mostofî a été le premier à mentionner le nom des Bakhtiyâris, dans son recensement des grandes tribus d’origine Lor.
    L’apparition du mot "Bakhtiyâri", dérivé du nom d’une tribu nomade de la (...)


  • Le Ta’zieh, théâtre religieux iranien

    Babak Ershadi N° 27, février 2008

    Ta’zîeh (en persan : تعزیه) désigne en Iran un genre théâtral religieux traditionnel, commémorant essentiellement le martyre de l’Imam Hossein (troisième imam des Chiites) et les passions des Ahlulbeyt (اهل بیت) - membres de la famille du Prophète de l’Islam. Dans ce genre théâtral, la récitation des paroles qui sont presque toujours en vers prime sur la mise en scène et l’action.
    Le mot Ta’zîeh veut dire littéralement "soulagement", qui se manifeste notamment en rendant visite aux gens endeuillés qui ont perdu (...)


  • Le Ta’zieh et le théâtre moderne

    Babak Ershadi N° 27, février 2008

    Le Ta’zîeh en tant que théâtre religieux est apparemment un genre propre à l’Iran et il n’existe pas dans les autres pays musulmans. Mais dans l’Europe médiévale, il existait un drame liturgique puisant ses racines dans l’Eglise catholique. A mesure que le drame liturgique se développait pendant le bas Moyen Age, de nombreux récits bibliques étaient représentés, allant de la Création à la Crucifixion. Ces pièces étaient appelées des passions, des miracles, des mystères ou encore des pièces sacrées.
    Selon (...)


  • Takyeh-Dowlat
    Le plus grand amphithéâtre de l’histoire iranienne

    Babak Ershadi N° 27, février 2008

    La construction de salles de spectacle et d’amphithéâtres semble avoir eu une importance assez faible dans l’histoire de l’architecture iranienne. Le théâtre et les spectacles populaires existent pourtant depuis très longtemps, et le public y assistait souvent dans des espaces à ciel ouvert, sur les places publiques des villes et des villages, dans les cours des caravansérails ou à l’intérieur des maisons de thé traditionnelles et les Takyehs (les lieux aménagés pendant le mois de Moharram pour y (...)


  • Genèse et évolution de la peinture sous verre

    Les trésors oubliés de l’art iranien

    Rahmân Ahmadi Maleki
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 27, février 2008

    La peinture sous verre est un travail qui consiste à représenter sur du verre à vitre des sujets picturaux aux couleurs éclatantes dans un champ bidimensionnel. Ce style fut très en vogue il y a quelques siècles, en Iran et dans de nombreux pays du monde, mais aujourd’hui, la peinture sous verre fait figure d’art marginal, oublié, en voie de disparition. Son histoire, en Iran, remonte probablement à l’époque de la dynastie safavide où les travaux de ce style représentaient, à l’instar d’autres (...)


  • Ibn Yamin Faryoumadi

    Monireh Borhani
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 27, février 2008

    Amîr Mahmoud Ibn Amîr Yamîneddîne Toqrâ’î Faryoumadî Khorâssânî, alias Ibn Yamîne, fut un homme de lettres érudit, un grand poète et un mystique, né en 685 de l’Hégire (XIIIe siècle) à Faryoumad dans la région du Khorâssân. Il passa son enfance dans son village natal Faryoumad, près de Beyhaq (actuellement Sabzévâr) où il commença ses premières études. Son père, Amîr Yamîneddîne, était un homme cultivé qui, sous l’empereur ilkhanide Sultân Mohammad Khodâbandeh (Oljeitu), avait acheté des propriétés dans le village. Il (...)


  • Les décorations en stuc dans l’architecture arsacide et sassanide

    Babak Ershadi N° 26, janvier 2008

    Les quatre cents ans de règne de la dynastie sassanide (IIIe-VIIe siècle) marquèrent l’apogée de la culture et de la civilisation de la Perse ancienne. Elle se manifesta non seulement dans le domaine de l’art, mais également dans celui de la culture religieuse et politique de l’empire sassanide. Le patrimoine de cette période reflète la grandeur d’un empire puissant qui régnait sur une immense partie du monde de l’époque, où la Perse comptait parmi les plus importants centres de production culturelle et (...)


  • L’histoire des caravansérails et des relais de poste en Iran

    Babak Ershadi N° 25, décembre 2007

    Introduction
    L’histoire des caravansérails - grandes auberges routières - remonte à des époques très lointaines : les historiens grecs citent les caravansérails de l’époque des Achéménides construits sur les routes principales de l’Empire, à intervalles plus ou moins réguliers par rapport à la distance parcourue chaque jour par une caravane de voyageurs ou de marchands.
    Le climat rude et l’aridité d’une grande partie du plateau iranien où les précipitations sont relativement faibles, impliquaient comme (...)


  • Les décorations de l’architecture safavide

    Jolfâ d’Ispahan

    Mohammad-Karim Mottaghi
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 25, décembre 2007

    Mohammad Karim MOTTAGHI
    A l’époque des Safavides, Jolfâ était une cité rattachée à Ispahan ; de nos jours, elle est un quartier de la ville, perdant progressivement son identité d’antan et ses précieuses particularités architecturales. Le quartier est surtout menacé de destruction par la mauvaise gestion urbaine, l’offre démesurée de permis de construire et l’absence de programmes appropriés pour protéger ou restaurer les monuments historiques. Jolfâ compte aujourd’hui quinze églises, une trentaine de (...)


  • La musique dans les poteries de Neyshâbour

    Ali Asghar Kalântari
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 24, novembre 2007

    Après la conquête musulmane de la Perse et avant l’émergence des premières Etats iraniens de la période islamique, les arts figuratifs et leurs différentes expressions réalistes de l’époque des Arsacides et des Sassanides ont connu une période de récession de plusieurs siècles. Pendant cette longue période de silence, des maîtres potiers et des calligraphes de Neychâbour (Khorâssân) ainsi que les artistes d’autres régions iraniennes ont su résister aux bouleversements pour préparer progressivement le terrain (...)


  • L’occupation de l’Iran
    et l’élaboration du premier programme de développement

    Babak Ershadi N° 24, novembre 2007

    Ce fut l’occupation de l’Iran en septembre 1941 par les Alliés qui conduisit les hommes politiques iraniens à élaborer et appliquer, pour la première fois, un programme économique général pour l’ensemble du pays. Avant cette date, rares étaient les politiques économiques conçues sur la base de programmes déterminés à l’avance dans une perspective nationale. En effet, les activités économiques dépendaient, dans une large mesure, d’initiatives personnelles ou spontanées, souvent dépourvues de supports (...)


  • L’économie iranienne sous les dynasties safavide et qâdjâr

    Babak Ershadi N° 23, octobre 2007

    L’empire des Safavides : la fin d’une période économique heureuse
    Productivité économique
    Au XVIIe siècle, c’est-à-dire à l’apogée de la puissance de l’empire des Safavides, la population iranienne comptait, selon les estimations, de 6 à 10 millions d’âmes. Du point de vue de la productivité économique, la population iranienne se répartissait en trois grandes catégories liées les unes aux autres : les éleveurs nomades, les agriculteurs ruraux et les artisans urbains. Il est à noter qu’à partir de l’an 1000, (...)


  • Les fêtes anciennes de l’automne

    Nassine Khalili
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 12, novembre 2006

    Dans les traditions de l’Iran antique, chaque saison de l’année était ponctuée par une série de fêtes chargées en éléments mythiques et étroitement liées aux saisons, à la nature, ainsi qu’aux croyances religieuses. Nous évoquons ainsi les origines de ces activités festives et les trois grandes fêtes de l’automne : Mehrgan, Abangan et Azargan. (...)


  • Sani-ol-Molk, le portraitiste

    Samila Amir Ebrahimi
    Traduit par

    Babak Ershadi N° 9, août 2006

    Mirzâ Abol Hassan Khân Ghafâri-Kâshâni (1229-1283 de l’Hégire) fut l’une des figures de proue de la peinture iranienne à l’époque de la dynastie des Qâdjârs. Tout comme son frère Abou Torâb et son neveu Mohammad Ghafâri ( Kamâl al-Molk), il fut l’un des membres le plus célèbre de la famille d’artistes des Ghafari.
    Abol Hassan Khân Ghafâri est mort assez jeune à l’âge de 53 ans. Son portrait quadragénaire, dessiné par son fils Yahyâ Ghafâri, est sans doute la copie d’une photo de l’artiste. Dans ce portrait, Mirzâ (...)


  • La ciselure
    extrait de L’art de la ciselure en Iran

    Manoutchehr Hamzelou
    traduit du persan par

    Babak Ershadi N° 7, juin 2006

    La ciselure ("qalamzani" en persan) consiste à graver des ornements et des motifs décoratifs sur métaux, surtout le cuivre, l’argent et le laiton. Pour son travail, le ciseleur est équipé de différents outils : burins, marteaux, pinces, une cisaille pour couper le métal, etc.
    Le cuivre est un métal rouge, très malléable et ductile, largement utilisé par les ciseleurs qui le préfèrent souvent aux autres métaux. En effet, à en croire les archéologues et les historiens de l’art, le cuivre fut le premier (...)


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